A ne pas rater

  • Le grand souk
    Les festivités débutent avec un concert gratuit le 22 juillet en centre-ville de Ribérac (Dordogne), avec des jeunes groupes du Périgord et de l'agglomération bordelaise. On entre ensuite dans le vif du sujet les 23 et 24 avec notamment Olivia Ruiz, Archive, Hey Hey My My, Pony Pony Run Run, Arnaud Fleurent Didier ou encore Coeur de Pirate. Du 22 au 24 juillet. www.legrandsouk.com
  • Jazz In Sanguinet
    Onzième édition de ce festival landais ouvert à toutes les composantes du jazz. Cette année, 18 groupes se présenteront sur 4 journées, soit plus de 110 artistes, avec en point d'orgue, la présence du compositeur, chef d'orchestre, pianiste, Claude Bolling, accompagné de ses musiciens. Du 22 au 25 juillet. www.jazzinsanguinet.com/mapage/index.html
  • Violon sur le sable
    85 musiciens de l'Opéra de Paris et autres grands orchestres, sous la direction de Jérôme Pillement, réunis sur la plage de Royan (Charente-Maritime): le spectacle est d’envergure. Cette année, sont programmés les solistes Bruno Fontaine (piano), Victoria Joyce (soprano), Christiane Legrand (medley "Peau d'Ane"), le Choeur du Pays Royannais, Daniil Simkin (danse), François Thuillier (tuba) et Frédéric Lodéon (présentation), ainsi que Jake Shimabukuro (yuculele), Satenik Khourdoian (violon), Maria Masycheva (piano), Anne-Catherine Gillet (soprano) et Lévon Minassian (doudouk). Les 26, 28 et 30 juillet. www.violonsurlesable.com
  • Festival des jeux du théâtre
    Plus ancien festival de théâtre après Avignon, Sarlat s'appuie sur un programme éclectique, qui puisse enchanter tous les publics. Artistes confirmés, nouveau talents, auteurs, compositeurs, metteurs en scène; tous les spectacles sont présentés en plein air pour un joyeux mélange avec le public. Du 17 juillet au 4 août. www.festival-theatre-sarlat.com
  • Les nuits atypiques
    La musique reste le coeur battant de cette 19ème édition, avec notamment un hommage rendu à Django Reinhardt par quelques uns des plus grands guitaristes manouches d'aujourd'hui: Boulou et Elios Ferré, Romane, Mathieu Chatelain, Angelo Debarre, David Reinhardt, Louis Winsberg, Rocky Gresset, Pierre Manetti. A noter aussi des rencontres plus surprenantes entre chanteurs corses et musique japonaise. Du 26 au 31 juillet. www.nuitsatypiques.org
  • 6 milliards d’autres
    Lancé par Yann Arthus-Bertrand en 2003, le projet 6 milliards d’Autres a permis de réaliser 5 600 interviews filmées dans 78 pays par 6 reporters partis à la rencontre des Autres. Du pêcheur brésilien à l’avocate australienne, de l’artiste allemande à l’agriculteur afghan, tous ont répondu aux mêmes questions sur leurs peurs, leurs rêves, leurs espoirs… Après Le Grand Palais à Paris, la Base sous-marine de Bordeaux accueille à son tour l’exposition du 9 juillet au 26 septembre. Entrée libre, de 14h à 19h, tous les jours sauf le lundi.
  • Aquitaine préhistorique
    20 ans de découvertes archéologiques rassemblées sur 650 m2, c’est le pari de cette nouvelle exposition présentée par le Musée d’Aquitaine à partir du 2 juin. A travers une collection de plus de 2000 objets, dont un spectaculaire squelette d’ours des cavernes, le visiteur découvrira les enjeux de la recherche préhistorique, du Paléolithique à la fin de l’âge de Bronze. Jusqu’au 2 janvier 2011. Tous les jours sauf lundis et jours fériés, de 11 heures à 18 heures.

25/02/2009

La scène alternative bordelaise victime de la rénovation urbaine et du manque de moyens

2352297808_cc51b9f26f RIDEAU - Le printemps est encore loin pour les petites salles de concert. A Bordeaux, il se pourrait même qu’elles soient définitivement entrées en période glacière, tant la seule chose qui semble fleurir sur le front de la scène indépendante ressemble à des ennuis. Fermetures en cascade : après l’Inca qui a mis la clé sous la porte fin décembre, c’est la Centrale qui a déposé son préavis en janvier, puis le Son’art a fait ses adieux la semaine dernière, et même le 4 sans, qui a pourtant les reins solides est lui aussi menacé. A force de déconvenues, c’est tout le tissu des lieux musicaux qui est en train de fondre comme neige au soleil.

«Il ne reste déjà plus grand chose, regrette Mios-Ares Asian-Teran, ancien propriétaire de l’Inca. Les salles disparaissent les unes après les autres. Le problème c’est que les seules à survire sont les grandes structures, et que beaucoup d’artistes qui auraient pu se produire devant 60 personnes n’ont pas les moyens d’assumer ces locations plus importantes». Lui s’est accroché pour tenter de faire vivre son bar-cave de la rue Sainte-Colombe. Mais après un premier dépôt de bilan il y a trois ans, et deux années de redressement, les choses étaient devenues vraiment «trop compliquées».

Comme beaucoup d’autres, l’Inca n’a jamais demandé d’aides, et n’a du coup bénéficié d’aucune subvention. Au Son’art, la gérante, Marie-José Laverda déplore ce manque de soutien. «En cinq ans d’existence, le seul coup de pouce que nous avons reçu venait du conseil général, soit, en tout et pour tout 20% de réduction sur l’achat de la sono, l’équivalent de 600 €». Mais ce désintérêt des collectivités n’est pas le seul en cause dans les difficultés financières qui l’ont contrainte à mettre la clé sous la porte. «L’interdiction de fumer a aussi bien fait chuter la fréquentation. Et surtout, on a dû engager de gros travaux pour la remise aux normes, dont on a traîné les factures qu’on n’a pas réussi à éponger. On et n’a jamais pu remonter financièrement».

Pourtant, avec 400 concerts et 10 000 adhérents, le Son’art s’était taillé une réputation sur la scène des musiques émergentes. «C’est révélateur d’une méconnaissance de ces cultures alternatives. Du coup, on nous laisse très seuls face aux énormes obligations qui nous sont imposées notamment en terme de sécurité», estime Jérôme Bonneau. Salarié de La Centrale, il assiste au démantèlement de cette association qui, en plus des concerts, proposait une salle de répétition et un lieu d’exposition. Installée rue Bouquière, la structure a dû faire face aux plaintes des riverains liées au bruit, et a fini par jeter l’éponge fin janvier. «On n’a pas les épaules pour payer des amendes astronomiques, explique Jérôme Bonneau. Il y a dix ans, quand on s’est installés, c’était un quartier mort. Aujourd’hui, les choses ont changé, des familles sont venues s’installer, les prix ne sont pas les mêmes et les exigences non plus».

Même constat pour le 4 Sans, installé depuis 1996 derrière la gare, dans un secteur désormais en plein développement. Ancienne zone sinistrée, Belcier fait aujourd’hui l’objet de grands projets d’aménagement, et d’ici un an, les bâtiments du club devront être détruits pour être remplacés par du logement. Pour le moment aucune solution de repli n’a été trouvée. «Je ne suis pas du tout confiant, reconnaît le gérant. Je ne suis pas sûr qu’il y ait une volonté politique. On nous a montré des choses, mais ce sont des locaux bruts, avec tout à faire à l’intérieur. On n’a pas les moyens». Lui souhaiterait déménager vers le hangar sur les quais, qui accueillait l’ancien Nautilus. Mais le Port Autonome, propriétaire du site, pourrait préférer y installer une école de commerce. Au registre des priorités, les musiques indépendantes n’arrivent manifestement pas en tête de liste. Et les beaux jours venant, la scène bordelaise pourrait être tentée d’aller vérifier sur l’herbe n’est pas devenue plus verte ailleurs.

Laure Espieu

(Photo Flickr / Mkorchia)

Commentaires

Vive Barbey et ses fonctionnaires rafleurs de subventions!!

Pas de petits lieux = pas de vie au centre ville, pas de scène émergente, pas de renouvellement des groupes, pas de créativité spontanée et pluri disciplinaire (les petits lieux et assos font se croiser musiciens et graphistes, plasticiens et théâtreux )et d'ici quelques années, plus de scène bordelaise... Il est assez étonnant de constater combien la mairie de Bordeaux reste indifférente à ce qui contribue à donner une image positive et actuelle de la ville, préférant investir près de 80% de son budget culturel dans l'opéra et la quasi totalité de ce qui reste au titre des musiques actuelles dans la "rockschool" (comme si le rock s'apprenait à l'école...) Barbey... dont l'utilité créative est de plus en plus difficile à discerner... Une belle coquille, quasi creuse et qui coute fort cher, pour une prise de risque artistique quasi nulle... Une coquille dont on pourrait peut être changer l'équipe dirigeante, plus occupée à sièger aux diverses commissions "culturelles locales" qu'à écouter réellement le terrain ou tout simplement de la musique....

De Noir Désir à Adam Kesher, il y a eu de bon groupes venant de Bordeaux. Espérons qu'une solution viable sera trouvée rapidement.

c'est la mano negra qui chantait dans les années 80 Paris va mourir, et Paris est bien mort de sa gentrification.Aujourd'hui Bordeaux va mourir de sa boboïsation, avec ses quais pastiches et son architecture urbaine glaciale.Bordeaux la bourgeoise a toujours eu ce petit coté canaille, qui la sauvait du naufrage culturel.L'analyse précédente exprime bien le paradoxe culturel bordelais :on donne à ceux qui n'ont plus rien à dire (ex:Barbey) et on vitrifie les cultures urbaines pour mieux les controler.Quand biopolitique et musiques amplifiées se rejoignent cela fait mal.

Quelle misère .... Mettre tous ses œufs dans le même panier, c'est une catastrophe en terme de politique culturelle, et c'est bien ce qui se passe à Bordeaux.

Les politiques croient faire des économies en créant de belles vitrines, et surtout de belles cautions « mais si, Bordeaux aime la culture... ».

Aucune reconnaissance, aucun soutient des lieux alternatifs (même ceux d'importance). Le CAPC est aussi abandonné à son triste sort...

Faut dire que les musicos de l'Inca étaient de vrais artistes !
Douze bières avant de se jeter dans ce qu'ils appelaient leur concert qui n'était en fait qu'utilisation abusive d'instruments de musique qu'ils ne savaient même pas accorder. En plus parfois, ils chantaient, si on peut appeler cela chanter...
Bref, ce n'était qu'une kermesse barbare, saturnale, rendez-vous de porteurs de rangeos, de neo-bab's éclatés et avinés, rageurs et vommissant. Un pur délice qui finissait à deux ou trois heures du mat'par quelques poubelles renversés sur la chaussée, des voitures cabossés par les coups de pieds que cette fine fleur y donnait et des jets de cannettes de bière qui s'éclataient là où elles le pouvaient. Du pur bonheur ! On ne parlera pas des nuisances sonores dues à ces bataillons délicats et dont le voisinage devait faire les frais.
Quand on n'admet pas être dérangé dans son sommeil, on est forcément un bourgeois craignos. Ceci dit, des lieux comme celui-là, personne de ceux qui regrettent leur disparition n'en voudrait à coté de chez lui.

Je pense qu'on peut dire merci à Juppé pour tout ça, dire qu'il avait donné 200 000 € à Johnny Halliday pour le faire venir chez nous, au moins on connaît ses préférences maintenant !

Donc il va devenir nécessaire d'envisager des solutions transversales et communautaires!.
Un support mieux utilisé comme Internet par exemple devrait permettre de s'organiser non?
Mais remonter à contre courant là où les grosses turbines du brassage culturel s'agitent à diviser ..pour mieux reigner va demander d'autant plus d'energie!
Une vieille histoire que d'essayer d'être " urbain et moderne"pour ne pas dire contemporain de son époque dans un gros bourg de province au main d'un gang de maquignons avec de la paille dans les baskets!
Et oui ici tout à tendance à aller moins vite....

Cassez pas du sucre sur Barbey... ce n'est pas là le problème... La seule vraie question est : "la Municipalité veut-elle une Ville vivante, animée, où se reflètent les énergies ? ou une ville belle, labellisée Unesco mais sans vie ?"
Il devrait y avoir 20 sites comme le Son'art en Centre ville + Barbey, les vocations ne sont pas les mêmes !
Et puis il faut aussi que la musique d'aujourd'hui ait pignon sur rue : qu'elle communique et qu'elle ne fasse pas ses concerts à minuit ou une heure du mat pour quelques clubbers ivres...

Dsh...

A l'Inca on pouvait voir des groupes de toute l'Europe, des Etats Unis et d'ailleurs... De la pop au hip hop, du hardcore à la folk... Surprise, cela a même créé des connexions avec des villes anglaises ou américaines...
Ca a aussi permis à des formations bordelaises aujourd'hui reconnues par les médias indés de faire leurs premières armes (adam kesher, Kid Bombardos... )

Réduire les "musicos" de l'inca aux nuisances que tu décris est assez révélateur du dédain de la mairie ET d'une partie de la population bordelaise. Triste mépris vis à vis d'une scène locale hyper active, grâce à laquelle Bordeaux compte aujourd'hui dans le domaine des musiques de jeunes (ceux qui font du bruit et qui savent pas s'accorder), de France et d'ailleurs.

Salut

ici Guillaume Gwardeath. Je travaille à la Rock School Barbey comme chargé de production, et j'y ai aussi été programmateur, mais je fais ce post à titre perso, je ne suis pas l'avocat de la Rock School.

Je pense que le débat est toujours utile, mais il faut faire gaffe à ne pas publier des inexactitudes voire à prendre pour de grandes certitudes ce qui ne sont jamais que des fantasmes sur ce que doit être la culture rock - sans même parler des règlements de compte que je vois poindre ici ou là.

Bien sûr l'action de la Rock School peut être débattue, et , comme toute activité humaine, améliorée. Mais c'est gênant de lire que, pour caricaturer, les salariés et les collaborateurs de la Rock School ne seraient que des usurpateurs plus ou moins à côté de la plaque.

Je dis ça parce que je suis l'un des salariés en question et aussi parce que je suis bien placé pour voir le boulot des gens qui travaillent ici : une quinzaine de permanents, une vingtaine de profs de musique, plus les intermittents. Je dis aussi ça en tant que délégué du personnel et délégué syndical, clairement du côté des employés.

Dans les commentaires de l'article, une des premières remarques a été "vive les fonctionnaires de la Rock School" :

C'est avant tout inexact, la Rock School étant gérée par une association de droit privée, qui loue le bâtiment à la ville de Bordeaux , en payant un loyer annuel.

Ensuite, toujours à titre perso, je trouve consternant que l'on se servir de ce cliché éculé "fonctionnaire = fainéant" ou "fonctionnaire = incompétent". C'est tout à fait insultant pour celles et ceux qui travaillent dans la fonction publique, et qui bien souvent sont en première ligne du combat social. Voilà un vocabulaire que j'aurais plus vu dans la bouche du Medef ou des ultra libéraux plutôt que chez les défenseurs acharnés du rock'n'roll.

Ceci dit, je pense que l'essentiel du malentendu vient du fait que la Rock School est identifiée comme une salle de spectacles. Or son activité est bien plus large est variée. Si elle en est la partie la plus visible, ce qu'on appelle la "diffusion" (= les concerts) n'est qu'une toute petite partie des actions menées. En plus des concerts et des festivals (Ouvre LaVoix, Vibrations Urbaines, Printemps des Cinéconcerts...),la Rock School exerce bien sûr toute son activité d'école de musique, gère les studios de répétition (400 groupes inscrits/an), accueille les groupes en pré-prod dans son studio d'enregistrement ou les groupes pro en résidence. Le Bus Rock travaille avec des groupes sur tout le département de la Gironde. Dans le cadre de la politique de ville, des ateliers musicaux sont menés tout au long de l'année avec des jeunes issus des quartiers difficiles. Il y aussi les ateliers en prison, auprès des handicapés mentaux, en milieu scolaire ,etc. Personnellement, je m'occupe notamment des projets internationaux ou du développement professionnel des artistes locaux. Ce sont des dossiers qui prennent du temps, mais avec de belles réussites, comme avec Gojira, Jenx ou Carabine. Bref tout ça se voit moins que de savoir si le dernier groupe à la mode dans les blogs va passer à Barbey ou pas mais ça, les amis, c'est le gros du boulot.

Captain, tu as tort quand tu parles de "coquille vide". Si je ne mentionne que ce dont j'étais au courant en fin de semaine dernière , en plus des cours de musique et des répets :
- le groupe Rageous Gratoons était en résidence dans la salle, pour préparer sa nouvelle tournée. Il en a profité pour donner un concert gratuit le jeudi après-midi pour les enfants des centres sociaux et des centres d'animation.
- la Rock School a coorganisé le carnaval des Deux Rives avec l'asso Musiques de Nuit. Une vraie action à long terme, notamment dans des quartiers rive droite stigmatisés par la peur de l'autre, la différence voire le racisme...
- jeudi concert avec SSM et Black Diamond Heavies, soit une authentique "prise de risque, produite avec un activiste locale, Buzz que tout le monde connaît ici dans le rock'n'roll (super concert au demeurant)
- vendredi concert de reformation de Strychnine, avec un public mêlant jeunes & vieux
etc.

Il faut aussi savoir que l'activité de concerts n'est pas subventionnée à proprement parler. Là aussi c'est un cliché qui a la vie dure. Ce sont les actions sociales , les activités d'intérêt général et la médiation culturelle qui sont subventionnées.

Je pense sincèrement que la critique est saine, mais attention au simplisme, surtout quand il a des relents poujadistes.

La plupart des critiques viennent de rockers, fort amateurs de soirées rock'n'roll dans des rades en centre-ville,mais des petits concerts rap réguliers avec les petits groupes des cités, il n'y en a quasiment que dans le club de la Rock School, car ces publics-là ne sont guère les bienvenus dans les bars du centre.

Concernant l'ironie sur le fait que "le rock ne s'apprend pas" : il n'y a bien sûr pas de règles,mais il ne faut pas non plus vivre dans un univers complètement fantasmé. Bien sûr que les musiciens prennent des cours de musique et apprennent à jouer de leur instrument. Là aussi attention : quel modèle veut-on défendre ? Stopper les subventions attribuées aux cours de musique, voire mettre un terme à cette activité ? Ne restera que l'option des cours individuels, plus chers et réservés aux familles qui ont les moyens ? Ici à la Rock School des musiciens de tous âges prennent des cours de guitare, basse, batterie, DJing , chant, participent à la fanfare etc.

Sur le fait que les équipes en place à Barbey n'écoutent pas de musique ou ne sont pas sur le terrain, là aussi on est dans le fantasme complet. C'est hyper facile de balancer ce genre d'affirmation péremptoire mais c'est totalement inexact. Je ne vais là aussi parler que pour moi, mais il faudrait être de mauvaise foi pour prétendre ne pas me voir aux concerts, au contact des groupes, chez les disquaires etc. y compris dans bien des lieux ici cités , ouverts ou fermés, avec qui j'entretiens de bons rapports. Et je peux vous dire qu'il en est de même pour ceux avec qui je bosse, chacun dans ses spécialités (rock, hip hop, reggae, jeunes groupes amateur...).

Voilà, c'était juste quelques remarques rapides (faites pendant ma pause, hein !), pour rappeler en toute cordialité que si les accusations lapidaires défoulent elles n'aident pas forcément à structurer le vrai débat qui reste à mener.

La haine de la subvention que certains semblent entretenir n'est pas forcément de bonne augure pour la survie des petits lieux, la pérennité des lieux non rentables devant sans doute passer par un modèle économique impliquant un soutien volontaire des collectivités locales.

Par ailleurs, je me réjouis que l'on peut lire de bonnes idées dans ces commentaires ("solutions transversales", diversité des lieux soutenus...) .

Rock on,

Guillaume Gwardeath.


BORDEAUX
Port de la lune
Patrimoine mondiale
World Heritage

La CULTURE, une priorité :

L'office de Tous riches vous invite à visiter sa ville. Son patrimoine architectural incontournable, empreintes de l'histoire. Les Places du Vieux Bordeaux ont été aménagées du XIIIe au XXe siècle pour répondre aux besoins économiques, administratifs et religieux des citadins.
Pour découvrir Bordeaux, nous vous proposons une excursion pittoresque et dynamique dans ses rues, entre les déjections canines et ses nomades à chiens, parmi son décor cinématographique. Le saviez-vous ?
Bordeaux est une ville en carton ! Les façades cachent la misère et le salpêtre. Inutile de pousser les portes, il n'y a rien derrière ! Rien à visiter.

Bordeaux ville de prestige pour prestigieux !
Son Opéra avec un grand "O" et plein de "000000..." Plus il y en a plus c'est beau, cela va de soi. Comme à bordeaux nous ne faisons rien à moitié, nous allouons presque tout le budget culturel au Grand Théâtre ! Pour que le plus grand nombre puisse jouir du phénomène de notre société contemporaine qu'est l'Opéra !
La culture est libre et égal en droit ! n'est ce pas ?
Continuons...
Bordeaux propose ses quartiers de vie, de fête, de joie, d'effervescence culturel :
La foire à l'arnaque et dépouillage de portefeuilles dans le quartier St pierre, avec ses bars côtés en bourse, inscrits au guide des Queutards ! Ambiance garantie derrière les platines par les meilleurs Barmans locaux !
Ses établissements tout en un, "Restaurant-Bar-Discothèque-Concert-Projection-Conférence-Photocopie" de la victoire peuvent vous accueillir du matin au soir; Impossible nous direz-vous ?
Si, à Bordeaux il est possible de cumuler toutes ces activités ! enfin bon... certains ont le droit... nous veillons à ce qu'aucun autre bar ne puisse faire n'importe quoi !

L'animation musicale de rue assurée par l'orchestre national de Gitanie, convié chaque été après leur fameuse tournée européenne "expression expulsion" !

Les magnifiques fanfares Bordelaises du Pays Basque des Landes d'Aquitaine ! Typiquement local...

Les spectacles d'expression corporelle des troupes des gens " D'ici mais surtout d'ailleurs" qui font la fierté de cette ville au passé fédérateur, ayant su puiser le meilleur dans les cultures étrangères !
et nous le mettons en avant pour vous, sur les places et trottoires de la belle cité UNESCO !

Venez à Bordeaux donc, il y fait bon vivre sous les quelques arbres survivants où il n'y a pas l'ombre d'un soucis, ses grands espaces gris ! ses places sans arbres, le monde est au vert ! Le monde est Bio... pas Bordeaux !

La culture fleurie, là ou il reste de la verdure... sous le béton, dans ces caves humides... bastions de la résistance, mais ne vous inquiétez pas, nous la réduisons sans mal.

A l'image du célèbre quartier de Los Angeles, Bordeaux n'a rien à envier à Hollywood.
La plus riche des villes fantômes de France où rien n'est réel, à part peut être ses fantômes qui vivent pour travailler et s'offrent l'illusion d'un épanouissement dans leurs jardins d'Arcachon, a bien l'aspect d'un gigantesque studio de cinéma pour une belle mascarade.

Quelqu'un a parlé de politique culturel ?

Pas étonnant de la part de Barbey que l'on assiste à une réaction d'autodéfense des plus corporatiste.Une remarque on a jamais porté d'attaques contre les fonctionnaires (des musiques amplifiées).Car à Barbey ils ne sont pas assez bon pour passer les concours de la fonction publique sinon cela se saurait. Une autre remarque je trouve gonflé vos prétentions à participer aux politiques urbaines et sociales (et pourquoi pas environnementales !)sur Bordeaux .C'est quoi votre légitimité dans ces différents domaines,sinon d'être instrumentalisé par la mairie.Au final c'est de participer avec votre amateurisme légendaire(et à votre insu de votre plein gré) au contrôle social des populations (avec en particulier ce pitoyable carnaval).Au final :les musiques amplifiées au secours de la biopolitique culturelle bordelaise.Je sens l'insurrection culturelle qui monte !!!

Quel triste constat ! Mais ou est passé le Bordeaux ou nous Poitevins nous allions plusieurs fois par mois pour voir des concerts (Métallica à la grande époque ! ! !) et le vivier de groupes locaux qui avaient la reconnaissance nationale (High power mon préféré) ... Mais ce constat est malheureusement identique dans beaucoup de grandes villes ... Poitiers résiste pour l'instant, pourvu que ça dur ! ! ! Courage

Bonjour,
ici une cadre de la fonction publique, qui bien sûr est très brillante car elle, elle a obtenu son concours, et qui de surcroît accorde des (maigres) subventions à Barbey, ce qui jusqu'alors n'est pas forcément synonyme d'aveuglement administratif héréditaire ou de bêtise fonctionnariale crasse. Ne faisant pas partie de l'équipe municipale, je me garderai de faire des commentaires sur la politique culturelle de la ville de Bordeaux, qui cependant a très certainement des efforts à faire en matière de diversité et de soutien aux lieux innovants et autres cultures émergentes. Par contre je m'étonne devant tant de propos haineux vis à vis de Barbey et de son équipe. Le commentaire de Guillaume Gwardeath, loin d'être stérile, m'apparaît tout à fait légitime, tout en étant ouvert à la critique, constructive cela s'entend. Lorsqu'un salarié défend le projet de l'association pour laquelle il travaille, ce n'est pas du corporatisme (Corto, ouvrez-donc un dictionnaire, cela vous fera le plus grand bien...), c'est une réaction normale de quelqu'un qui œuvre pour une histoire à laquelle il croit. C'est le contraire qui ferait de lui ce que certains appellent avec dédain un "fonctionnaire". Et quoi que cela vous étonne, oui l'association PAD participe de près ou de loin par beaucoup de ses actions aux politiques publiques: politique de la ville, schéma départemental de l'enseignement artistique, politiques éducatives territoriales, politiques culturelles de l'Etat, de la Région, du département, de la commune...
Pour ma part, c'est à dire pour l'administration Jeunesse&Sports, Barbey est un partenaire associatif précieux dans la mise en œuvre d'actions en faveur des musiciens amateurs comme les Scènes croisées, qui permettent à des dizaines de groupes chaque année de jouer sur de vraies scènes aux 4 coins de la gironde et d'être accompagnés pédagogiquement par les profs de la Rockschool, ou bien Musiques et quartiers qui accompagnent les jeunes des quartiers prioritaires dans leur pratique de la musique, notamment du hip hop, esthétique qui ne trouve pas facilement de scènes locales pour se produire vous en conviendrez.
Alors certes des lieux intéressants et dignes d'être soutenus disparaissent par manque de moyens. Mais affirmer que c'est parce que Barbey prend toutes les subventions publiques est faux. Considérons plutôt le peu d'intérêt de notre classe politique pour la culture en générale, pour les musiques actuelles en particulier, pour leur rôle éminemment précieux dans la vie d'une société digne de ce nom, quant à l'éducation populaire et la vie associative n'en parlons pas, nous pleurerions. C'est là que réside le problème, et pas ailleurs, et ce pourrait être pire si des militants associatifs issus de l'antique, et néanmoins fort nécessaire par les temps qui courent, éducation populaire, n'avaient pas su imposer leur action et leurs musiques aux pouvoirs publics. Ainsi, au lieu de vous insurger contre eux, feriez-vous mieux de les remercier d'avoir ouvert la voie.
Bien cordialement,
Elisa DIJOLS

Salut à tous!
Je serais bref.
Une programmation musicale semble être un art extrêmement difficile, manier la chèvre et le choux, tenir le budget, faire plaisir aux jeuns et aux vieux...
Faire du pointu dans une salle qui a une jauge de 600 places, pour la remplir à 10%, est-ce sa vocation?
Cependant, il fut un temps ou Eric Truffaz, ou God Speed passait à Barbey; et lorsque l'on voit la prog du Confort Moderne à Poitiers on peut se poser la question de ce qui nous ait donné à voir...
Ce qui me semble surtout dommageable c'est que les subventions semblent aller toujours aux mêmes, et puisque nous navigons à vue, peut on savoir précisément le montant des subventions allouées à la Roskschool Barbey?

ultime rebondissement dans cette affaire sensible: un obscur scribouillard qui laisse pas son nom en bas (stagiaire ? juppé ?) a commis un article irréel dans l'admirable mag publié par la mairie Bordeaux Magazine. Cet article intitulé Bordeaux nous refait une scène digne d'un étudiant en 1ère semaine de journalisme énumère une liste de lieux + ou - dispensables pour justifier son propos merdeux.
rappelons pour les non-initiés (dont ce monsieur ou madame) que cet article intervient au moment où le 115, l'inca, la centrale, le bokal, le son'art, authentiques lieux de culture underground ont fermé les portes pour des raisons essentiellement économiques et qu'ils n'ont jamais bénéficié d'aucune aide de la part de cette mairie qui se réapproprie sa scène de manière totalement injustifiable.
si les autres articles de cette admirable revue sont du même tonneau, il est urgent de
bruler tous les exemplaires de cette excrément journalistique croisés en chemin.
cette affaire m'a permis en outre de constater qu'il est impossible de communiquer directement et publiquement avec la mairie de Bordeaux. Grande leçon de démocratie pour la belle endormie.
allez bordeaux.

bonjour à tous
je tombe sur le lien de cet article de libé un peu par hasard et comme
je fût un "acteur" du secteur à plus d'un titre je me permet de laisser mon petit message

1) juste un rappel, pour bien cibler la teneur de la politique culturelle locale et régionale n'ayons peur...

le grand théatre qui allez... fait quoi? une 50aine de spectacles par an pour un truc genre au max 10/20 mille personnes /ans?

à côté en aquitaine un gros paquet de salles et d'assos je ne parle là que de "gros" subventionné, qui il est vrai passe souvent plus de temps à chercher de la sub qu'à essayer de bien les utilliser...mais c'est le système qui veut ça (barbey, rocksane, reservoir, ....)
qui font elles aussi 50/60 dates/ ans pour un public peut-être moins important mais quand on met tout bout à bout, ça devient gigantesque...sans compter qu'elles assument où prétendent assumer (là monsieur guillaume je te prend quand tu veux sur le dispositif d'aide aux groupes émergents de la rock School comparé à celui de voisin de Mérignac....j'était d'accord avec la plupart de ce que tu as dit mais là...c'est juste drôle.)
bref l'ensemble de ces assos touchent à l'année un tiers de la subvention allouée au seul grand théâtre...je ne parle même pas des trucs du genre le magnifique Lion bleu de stalingrad dont je tairai le prix par mesure de sécurité...mais qui a, je pense, bien réjouis quelque sombre artiste austro-moldave en lieu et place d'artistes locaux eux aussi quelque peu sinistrés...(mais je persifle)

pour parler du cas que je connais le mieux le seul son'art aurait pû exister amplement avec la subvention royale de 4/5000€ par an, avec mêm eun salarié (aidé) ou deux...
avec le seul lion le son'art aurait pu donc exister quoi ..200ans?

bref 200 c'est aussi le nombre de concerts par ans dans ce lieu, et de premières "vraies" scènes de beaucoup de groupes locaux. après je ne fais pas d'angélisme, faute de moyens et avec la pression "juridique" il a fallut devenir pingres et le côté culturel c'est très affaiblit hélas...
car maintenant il faut être carré, et on oblige tout un tas de gens à des pratiques dîtes "légales" et financièrement intenables, afin de sauver un statut dévoyé, qui ne profite plus qu'aux seuls techniciens et gens du baloche(et je le dis sans aucun mépris ), ce qui au départ n'était pas forcément le seul objectif pour ce qui est du monde de la musique s'entend.

bref si la mairie voulait, elle pourrait...

maintenant la mairie dit, "on ne saupoudre plus" "voyez avec barbey ce sont eux qui chapotent le truc". (je l'ai entendu de mes oreilles hallucinées de plusieurs "élus" et responsables plus ou moins compétents....)

donc on reprend le problème Barbey...à qui on ne peut tout de même pas demander d'aider à subventionner la concurrence faut pas exagérer...


bref la solution,
je crois que c'est laisser bordeaux mourir, de toute façon à l'exception d'une minorité les gens s'en foutent...

alors la transversalité, tout ça, j'ai donné, j'ai essayé, on a beaucoup brassé d'air, mais au final, ça été que temps perdu, on a d'un côté l'envie la passion et la misère de l'autre la survie par les subventions, et la quasi-nullité créative(juste copinage, où grosse évidence, où récup' de ce qui existe tout seul, où on prend un train en marche quitte à faire de la merde (cf la merveilleuse tendance teenage rock, ou encore la sortie du placard d'anciens n'ayant déjà aucune existence à l'époque)...

seule l'envie et la ruine des prochains allumés qui vont tenter l'aventure peut permettre que ça perdure un peu jusqu'au prochain article dans libé...

la passion l'envie ils ne connaissent pas , où l'on depuis longtemps oublié certes,
mais barbey sera toujours là ...
de même que le grand théâtre bien plus gros scandale encore...

courage fuyons...
c'est en voulant devenir écrivain,musicien,peintre, qu'on devient...

maçon...


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