A ne pas rater

  • Le grand souk
    Les festivités débutent avec un concert gratuit le 22 juillet en centre-ville de Ribérac (Dordogne), avec des jeunes groupes du Périgord et de l'agglomération bordelaise. On entre ensuite dans le vif du sujet les 23 et 24 avec notamment Olivia Ruiz, Archive, Hey Hey My My, Pony Pony Run Run, Arnaud Fleurent Didier ou encore Coeur de Pirate. Du 22 au 24 juillet. www.legrandsouk.com
  • Jazz In Sanguinet
    Onzième édition de ce festival landais ouvert à toutes les composantes du jazz. Cette année, 18 groupes se présenteront sur 4 journées, soit plus de 110 artistes, avec en point d'orgue, la présence du compositeur, chef d'orchestre, pianiste, Claude Bolling, accompagné de ses musiciens. Du 22 au 25 juillet. www.jazzinsanguinet.com/mapage/index.html
  • Violon sur le sable
    85 musiciens de l'Opéra de Paris et autres grands orchestres, sous la direction de Jérôme Pillement, réunis sur la plage de Royan (Charente-Maritime): le spectacle est d’envergure. Cette année, sont programmés les solistes Bruno Fontaine (piano), Victoria Joyce (soprano), Christiane Legrand (medley "Peau d'Ane"), le Choeur du Pays Royannais, Daniil Simkin (danse), François Thuillier (tuba) et Frédéric Lodéon (présentation), ainsi que Jake Shimabukuro (yuculele), Satenik Khourdoian (violon), Maria Masycheva (piano), Anne-Catherine Gillet (soprano) et Lévon Minassian (doudouk). Les 26, 28 et 30 juillet. www.violonsurlesable.com
  • Festival des jeux du théâtre
    Plus ancien festival de théâtre après Avignon, Sarlat s'appuie sur un programme éclectique, qui puisse enchanter tous les publics. Artistes confirmés, nouveau talents, auteurs, compositeurs, metteurs en scène; tous les spectacles sont présentés en plein air pour un joyeux mélange avec le public. Du 17 juillet au 4 août. www.festival-theatre-sarlat.com
  • Les nuits atypiques
    La musique reste le coeur battant de cette 19ème édition, avec notamment un hommage rendu à Django Reinhardt par quelques uns des plus grands guitaristes manouches d'aujourd'hui: Boulou et Elios Ferré, Romane, Mathieu Chatelain, Angelo Debarre, David Reinhardt, Louis Winsberg, Rocky Gresset, Pierre Manetti. A noter aussi des rencontres plus surprenantes entre chanteurs corses et musique japonaise. Du 26 au 31 juillet. www.nuitsatypiques.org
  • 6 milliards d’autres
    Lancé par Yann Arthus-Bertrand en 2003, le projet 6 milliards d’Autres a permis de réaliser 5 600 interviews filmées dans 78 pays par 6 reporters partis à la rencontre des Autres. Du pêcheur brésilien à l’avocate australienne, de l’artiste allemande à l’agriculteur afghan, tous ont répondu aux mêmes questions sur leurs peurs, leurs rêves, leurs espoirs… Après Le Grand Palais à Paris, la Base sous-marine de Bordeaux accueille à son tour l’exposition du 9 juillet au 26 septembre. Entrée libre, de 14h à 19h, tous les jours sauf le lundi.
  • Aquitaine préhistorique
    20 ans de découvertes archéologiques rassemblées sur 650 m2, c’est le pari de cette nouvelle exposition présentée par le Musée d’Aquitaine à partir du 2 juin. A travers une collection de plus de 2000 objets, dont un spectaculaire squelette d’ours des cavernes, le visiteur découvrira les enjeux de la recherche préhistorique, du Paléolithique à la fin de l’âge de Bronze. Jusqu’au 2 janvier 2011. Tous les jours sauf lundis et jours fériés, de 11 heures à 18 heures.

19/03/2009

«Le peuple est dans la merde, à quand le bouclier fécal?»

Rtxcz31_comp MANIF - Tout ça avait débuté comme une sorte de pique nique géant. Plus de 100.000 personnes selon les syndicats, 36.000 pour la police. Le cap du 29 janvier est franchi. Profs et étudiants s’étaient donné rendez-vous place de la Bourse pour partager le casse-croûte. Et tout le long des quais, les manifestants avaient sorti les tartines de pâté et les ballons de rouge en mettant la dernière main aux slogans. Le soleil tapait fort au démarrage du cortège, place des Quinconces. Et derrière la banderole unitaire «La crise c’est eux, la solution c’est nous», certains rêvaient déjà d’un printemps incendiaire.

«Je me demande si on ne va pas arriver à la même situation qu’en 1968», s’interroge Claudine retraitée de l’Education Nationale, qui a commencé sa carrière cette année là. «Il y a un tel mécontentement, que la fracture avec les citoyens est chaque jour plus importante». Sur le bord du trottoir, Josette, 85 ans, regarde passer la foule. Des années qu’elle ne s’était pas mobilisée. «Je ne défile pas, mais je manifeste intérieurement». Elle se dit «pas tranquille». «Avec la baisse du pouvoir d’achat, je m’inquiète pour mes petits-enfants et mes arrières petits-enfants. Ils manquent de sécurité. Mais les gens prennent conscience que ça ne va pas. Il y a de plus en plus de monde dans la rue. Tous les âges sont là».

Sur les pancartes, beaucoup de slogans visent directement Nicolas Sarkozy. «Ne laissez pas les petits jouer avec le pouvoir», prévient une affiche surmontant une caricature. «Je ne demande pas le Fouquet’s», proclame une autre. «Pésidence indécente», «Gouvernement arrogant». «Il ne faut plus de Sarko ni de toute sa clique, et pour ça, tous les moyens sont bons», s’emporte Jean-Pierre, salarié de la Poste. «La manif ça ne suffira pas. Il faudrait une grève générale public privé. Le peuple est excédé, c’est de pire en pire, et le gouvernement ne comprend rien. On est obligé de faire quelque chose. On ne peut plus rester à la maison».

Natalia, travailleuse sociale, appelle elle aussi à une montée en puissance. «Les Antilles nous ont montré le bon exemple. On devrait faire pareil, geler le pays et ils se diraient enfin que oui, il y a un problème en France». Sous sa banderole du «Parti de la Banane», sous titrée «Product of France, République bananière», elle a choisi d’en rire, mais estime qu’il y a «urgence». Pourtant, à côté, Pascale et Anne-Céline, enseignantes, craignent que l’opinion ne soit «assez blasée». Elles «aimeraient croire à une insurrection populaire», mais semblent sceptiques. «Il faudrait un défilé par mois, puis un toutes les semaines», affirme Natalia. «En fait on attend juste d’être en mai pour faire honneur». Dans le cortège elle pointe une pancarte : «Le peuple est dans la merde, à quand le bouclier fécal?».

Laure Espieu

(Photo Reuters / Régis Duvignau)

Commentaires

Votre titre qui reprend soi-disant une banderole, va sûrement relever le niveau intellectuel de votre journal..

Et désolé pour votre rêve du grand soir..

Retraitée avec le minimum vieillesse.... je retiens le slogan... :
"Le peuple est dans la merde... à quand le bouclier fécal?"
Merci à ceux qui peuvent encore se battre pour les autres... merci de tout mon cœur...

Un monde fou sous un soleil radieux. Cela réchauffe le coeur !

Maintenant continuons, qu'avons-nous à perdre avec une crise qu'aucun de nous avons causé et dont aujourd'hui nous allons payer le prix ?
Depuis le premier choc pétrolier c'est la Criiiise et alors ? Ou sont allés les richesses crées? Pas dans nos poches ?
Si tout les salariés de ce pays (et au delà) cesse le travail, il n'y aura plus de richesse, plus de PIB et là ce sera vraiment la crise, la pénurie !
Qu'ils voient que sans nous les travailleurs, il n'y a plus d'économie !!

Enfin. Libé est à son niveau. Félicitations.

la seule chose qui préocupe les gens de l Union pour la Magouille et le Pognon ce sont leur ré élection donc.. je préconise une gréve du vote U M P votez pour qui vous voudrez mais pas pour eux que les rats(elus) quittent le navire (ump)

le " bouclier fécal " est bien un titre à la Libé. Mais mauvais.
Celui qui m'a le plus plu cet après-midi à Bordeaux :
" L"Education coûte trop cher ? Essayons l'ignorance !"

36000 ??? il fut une époque où il était exigé du candidat policier qu'il sache un minimum compter, sans doute que l'ump a préféré mettre à son service une police idiote, c'est tellement plus pratique !... J'ai même vu des manifestants d'un syndicat de policier dans le cortège - mais.. bon ! selon le comptage de leurs collègues on peut dire qu'ils étaient à peine : 1.
Philippe Vinsonneau

refaire 68 ce serait bien,mais 1789 serait mieux voir indispensable

C'est vrai que ça vole pas haut, mais faut bien se mettre à la portée du nain qui prétend nous diriger si on veut être compris !

j'y étais cet après midi...un mode fou effectivement, bien plus qu'a celle de janvier...c'est sûr qu'il va falloir passer par la grève générale, nos gouvernants sont vraiment trop autistes pour comprendre autre chose....à gérard jeffray...tu devais pas y être à la manif, parce que le grand soir, il est pas si loin que ça. quand au niveau des slogans, il n'est pas pire que celui de sarko, au moins ils font rire

La crise finira seulement quand nous aurons mis en place la cohérence Economique de Maillard, lisible sur le site critiqueduliberalisme.com

sans cela nous n'en sortirons pas et comme les députés semblent ignares ou véreux nous n'avons guère d'autre choix que de mettre nous-mêmes ce système en place.

Et vive l'action ! Pour ce faire l’idéal sera d’avoir un candidat à la députation dans chacun des 577 canton, qui s'engage à promouvoir sans faille la cohérence Economique d'Inoppression Active.

Libé sent le vent tourner et retourne sa veste. Les journalistes ont reçu d'autres consignes.

Les américains ont une formule très imagée pour dire que ça va chier: "the shit's gonna hit the fan" (la merde va venir frapper le ventilateur). Avec toutes les conséquences qu'on peut imaginer...

super slogan en titre... à Bordeaux on pouvait lire aussi " Carla on est comme toi, on se fait b**ser par Nicolas" !!!

Mais en mai 2007 vous aviez le choix pour voter, pourquoi avoir laissé encore une fois une frange de la population (les plus de ...années) aller faire leur devoir de citoyen, ce gouvernement a été élu sur un programme, il s'y tient, il fallait réfléchir avant, certes le choix n'était pas extraordinaire, entre une gauche caviar désunie, et une droite connue depuis 1995, restait le centre, pourquoi ne pas avoir donné sa chance à BAYROU ?
Trop tard, maintenant il faut assumer, démocratiquement, les révolutions (de 1789 notamment) n'ont rien apporté, on a changé un roi de droit divin contre une monarchie élective, est ce mieux ?
Alors méfiance la prochaine "révolution" pourrait vous (nous mais je ne me sens plus trop concerné car je vais m'expatrier dans une vrais démocratie) amener une grosse "merde" pour le coup.
La solution existe c'est le contre pouvoir, et là je ne parle pas des 6 % de syndiqués mais il faudrait atteindre 70 % et plus, que représente une manifestation à bordeaux, de 36000 personnes, et même s'il y en avait 60 000, combien sont allés bosser, ou rien foutre ce jour là, les mouvements de masse sont ridicules et nous ridiculisent aux yeux du monde entier.
Nos enfants vont payer hélas un jour notre incapacité à avoir su créé une démocratie, une vraie, et nos exigences sociales démesurées (les avantages acquis)

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