A Bordeaux 3 le bras de fer s'intensifie
UNIVERSITE - L’assemblée générale aura été particulièrement longue. Et le vote particulièrement serré. Mais au terme d’un après-midi entier de débats, c’est finalement la motion en faveur de la poursuite du blocage et de la neutralisation du second semestre qui l’a emporté d’une courte tête. Pas de reprise des cours, donc, aujourd’hui à Bordeaux 3, comme l’avait pourtant arrêté la semaine dernière le conseil d’administration. Dès ce matin, les étudiants mobilisés avaient entravé les accès à l’université afin d’empêcher la tenue des enseignements, et l’occupation a été maintenue jusqu’à 13 heures et le début de l’AG, entraînant quelques tensions.
Près de 3000 personnes se sont ensuite réunies sur le parvis de la fac, une petite centaine de voix seulement départageant les positions en faveur de la poursuite du mouvement ou d’un retour à la normale. Car avec la radicalisation des positions, l’unité du début s’est nettement fissurée. Chez les enseignants, beaucoup se sentent dépassés par la durée du blocage. Et, alors qu’ils avaient été à l’initiative du vent de protestation, les partisans de la méthode forte sont désormais minoritaires. «Plus le temps passe et plus les choses sont compliquées», reconnaît Christine Levy, leur porte parole. «Nous savons que le mouvement se fait en partie au détriment de la formation, et ce n’est pas sans regrets. Mais on ne peut pas reculer dans ce bras de fer. La ministre ne veut rien entendre. Le chantage aux examens est engagé, et on a l’impression qu’on pourrait nous faire avaler n’importe quoi sur cet argument, alors même que les réformes vont contre l’avis des enseignants et des étudiants».
Désormais, les hypothèses se réduisent. Soit le second semestre est annulé. Soit un examen final est programmé sur la base des enseignements déjà dispensés, et d’un programme délivré section par section. Soit le président décrète la fermeture administrative de l'université. Le scénario d’une reprise des cours semble lui de plus en plus improbable. Les représentants du comité de mobilisation tiennent ce soir une réunion avec l'administration à ce sujet. Une prochaine AG est programmée jeudi 7 mai.
Laure Espieu



Mais quel scandale, des semaines que nous n'avons pas pas de cours !
Une petite minorité qui bloque toute la fac.
Malgré ce que libé veut nous faire croire, toutes ces AG sont anti démocratiques et manipulé par des pseudos étudiants d'extrême gauche qui bloquent tout le monde.
LAISSEZ NOUS BOSSER EN PAIX !!
Rédigé par : Etudiant en colère | 04/05/2009 à 19:56
quand j'etais a l'universite, on tolerait les "UNEF" pour une manifestation ou une greve, mais quand çå depassait les bornes, on savait se mobiliser pour nettoyer les barrages parfois avec rudesse et avec l'appui des AS
je suis stupefait de l'apathie des etudiants,peut etre ne sont ils finalement "etudiants" que de nom et cette usurpation ne peut que les conduire a renforcer dans l'avenir les troupes du chomage assiste...
Rédigé par : marican Loic | 04/05/2009 à 19:59
c'est scandaleux ce blocage.
Les étudiants sont pris en otage et l'enjeu pour eux c'est une année de leur scolarité. Une poignée d'ultras joue avec ça avec une parfaite irresponsabilité.
Qu'on organise au moins les examens de fin d'année, pour que les étudiants qui ont travaillé malgré le blocage puissent au moins valider leur année.
Rédigé par : jim | 04/05/2009 à 21:00
Dans une situation aussi difficile qu'absurde, il joue bien, le Président de Bordeaux 3.
Annoncer une probable fermeture administrative jusqu'en septembre (si l'on comprend bien) signifie faire pression à la fois sur les étudiants réfractaires au jusqu'auboutisme suicidaire et surtout sur les membres du personnel. Fermeture administrative, cela voudra dire chercheurs sans bureaux, recrutements d'enseignants arretés, pas de primes ni de papiers administratifs.
On peut penser que les plus excités, qui ont fait kss kss aux étudiants, vont se mettre à réfléchir et à essayer de les modérer. Sans compter les risques pour le portefeuille de ceux qui ont commis l'erreur de se désigner nommément "grévistes jusqu'au bout". Mais le temps presse.
Rédigé par : haltla | 04/05/2009 à 23:28
Je tiens juste à préciser, par rapport au premier paragraphe de votre article, que, le président de Bordeaux III a annoncé par mail une reprise des cours ce lundi 4 Mai dès 8h30, contrairement à la décision de l'assemblée générale du 27 Mai qui avait prévu une occupation des locaux jusqu'à la prochaine assemblée générale. Ce faisant, les étudiants sont venus tôt pour tenir les piquets de grève installés depuis plus de deux mois. Par peur d'un débordement, vers 8h30, Monsieur Patrice Brun a alors ordonné de fermer avec des chaînes tout accès aux bâtiments.
Rédigé par : Jérémy | 05/05/2009 à 00:30
Comment et par qui a été organisé le comptage des votes?
Par les organisateurs de l'AG, eux-mêmes pro-blocage. Quelle légitimité donner à ce vote? Aucune délégation neutre n' été mise en place pour organiser ce vote. Laissez-nous douter de sa validité. Nous sommes tous opposés à ces réformes et nous subissons l'attitude destructrice du gouvernement envers nos universités.
Cependant, quelle poids ont les diplômes délivrés par Bordeaux3?
La non-délivrance de licence par exemple d'Arts plastiques, de langue ou encore de philo est-elle un réel danger pour notre gouvernement qui rêve d'une université-industrie?
Rédigé par : EtudiantBdx3 | 05/05/2009 à 04:09
Je suis allée à l'assemblée générale avec la ferme intention de reprendre les cours car le blocage ça épuise, rien n'est sûre, on ne sait pas où on va, tous nos projets tombent à l'eau... J'ai écouté les intervenants en espérant trouver celui qui prouvera qu'en reprenant les cours et en passant les examens, la mobilisation ne s'arrêtera pas... Mais aucune personne contre le blocage n'a vraiment était convaincante... L'année dernière, il y avait eu un blocage contre la loi LRU mais les étudiants n'étant pas soutenu, le mouvement s'est essoufflé, le blocage s'est arrêté et la loi est passée...en été (pour plus de tranquilité)...
Aujourd'hui le mouvement est national, il a commencé avec les professeurs et il perdure tant bien que mal... Aujourd'hui, il y a peut-être une chance de faire changer les choses !!! Arrêtons d'être fatalistes !!! ça bouge en France, ça grogne de partout !!! Alors faisons quelque chose pour améliorer ce qui ne va pas ou alors taisons-nous mais n'arrêtons pas le mouvement de ceux qui pourraient nous faire voir un monde meilleur !!
Rédigé par : une étudiante de Bx3 | 05/05/2009 à 10:27
Bonjour,
Qui est véritablement responsable de la situation actuelle ? Un début de réponse est apporté par les EC de l'Université Aix-Marseille I, à l'adresse suivante :
- http://www.mediapart.fr/club/blog/armelle-chevassu/160409/universite-l-appel-d-aix
Salut & Fraternité.
Rédigé par : FredeSud | 05/05/2009 à 12:37
Votre minorité fait 1450 étudiants, qui, selon monsieur Thréard du figaro ne sont que des enragés, ou des "khmers rouges", des "trotskistes". Regardez autour de vous, pas dans votre petit chez vous, mais bien sur le parvis de la faculté de Bordeaux III lors des assemblées générales. Venez convaincre les incertains du bien fondé d'une reprise tronquée des cours !
Et pour information, le comptage des votes était plus que légitime, étant donné la présence d'un vice président lors du comptage dans chaque camp.
Vos manipulateurs croient en l'avenir, si ils n'y avait pas eu de résistance en 1789, nous aurions toujours un roi, s'il n'y avait pas eu de résistance en 1944 la France n'aurait pas le poids qu'elle a aujourd'hui, et demain plus rien? Vos manipulateurs ont eux accéder au pouvoir.
Hier à Bordeaux a eu lieu un vote citoyen et responsable pour l'avenir, pour vos petits frères, pour vos futurs enfants, qui ne diront peut-être pas un jour " Papa, maman, pourkoi je peu pa fer d'étude ?", un vote contre l'individualisme qui règne sur notre société aujourd'hui.
Rédigé par : Jérémy | 05/05/2009 à 13:51
Patrice Brun, un président qui porte bien son nom !
Rédigé par : coco | 05/05/2009 à 14:19
"n'arrêtons pas le mouvement de ceux qui pourraient nous faire voir un monde meilleur".
Vous êtes au pays des bisounours ou quoi ? vous n'avez rien à faire qu'à refaire une année ?
On peut faire avancer les choses sans bloquer une université et empêcher l'organisation d'examens des étudiants, pour lesquels, boursiers entre autres, ne vivent pas au pays de bisounours.
Rédigé par : Nono | 05/05/2009 à 14:40
quels sont les résultats du vote ? qu'est ce c'est "une courte tête" ? quel rapport entre le nombre de votants et le nombre d'étudiants de l'université ?
Rédigé par : buckdanny | 05/05/2009 à 15:11
Il est inexact de dire qu'il n'y a pas cours : les cours sont sur le web (bureau virtuel et autres) : les étudiants qui veulent travailler, correspondent avec leurs enseignants par emails !
Le travail est même individualisé par rapport aux TD ou TP. Les enseignants n'ont jamais refusé leur aide tant que l'étudiant le demande.
Surtout ne dites pas "les profs s'en fichent" ou "ne foutent rien" ou "ils nous laissent tomber !"
Les enseignants sont solidaires de l'avenir de leurs étudiants.
Rédigé par : le fou de la reine | 05/05/2009 à 15:44
les étudiants de Bordeaux3 sont pris entre deux feux; d'un coté un gouvernement qui joue la carte du pourrissement et de l'autre une poignée d'étudiants jusqu'au boutiste qui sont prets à sacrifier tout ce qui peut l'être sur l'autel de la mobilisation. Lundi je faisais partie des étudiant qui pensaient que concilier mobilisation et reprise des cours était possible malheureusement on a assisté à une représentation de suicide collectif qui aura pour effet non pas de faire peur au gouvernement ( si ce gouvernement s'inquiétait du sort des étudiants littéraires ça se saurait) mais d'handicaper un peu plus les étudiants de Bordeaux3. Je crains qu'en septembre on soit dans la meme situation.
Rédigé par : lordbyron | 05/05/2009 à 15:57
Comparer cette mobilisation avec la liberation de 1944 ou la révolution française me fait littéralement pisser de rire. Eh les gars faut arréter de se prendre pour Robespierre ou Jean Moulin vos chevilles vont gonfler. Bref ces sophisme sont pitoyables
Rédigé par : lordbyron | 05/05/2009 à 16:22
Si, le gouvernement a peur, très peur de la non tenue des partiels. J'en veux pour preuve la réaction de Pécresse, dans l'heure qui a suivi la diffusion du communiqué de la CNU appelant à ne pas tenir de partiels, alors qu'il lui faut d'habitude plusieurs jours pour y répondre.
Bordeaux, tenez bon : près des trois quarts des universités sont mobilisées, plus de la moitié sont bloquées à l'heure actuelle, et en effet la fin du semestre approche. Les étudiants comme les enseignants envisagent de plus en plus sérieusement et sereinement une validation alternative. Après notre sacrifice, celui du savoir, le moment est venu pour le gouvernement de sacrifier avec la non tenue des évaluations (oups, je voulais dire : des partiels) sa crédibilité auprès de la population comme des instances internationales. Cela, il ne peut se le permettre. Venceremos !
Rédigé par : Adrien' | 05/05/2009 à 17:52
Le gouvernement ne se soucie guère des études littéraires en effet ni des sciences humaines. "Tout le monde" pense 1°) que les grandes écoles -normale sup- par ex...d'où sortent la plupart des profs d'université fournira "ce qu'il faut"2°)et qu'il serait bienvenu qu'il y ait un peu moins d'étudiants en littérature et en sciences huamines dont le marché ne sait pas quoi faire.Les étudiants n'ont pas encore analysé ce système supérieur français à 2 vitesses et à 2 niveaux (pour l'essentiel...) qui organise le flux des futurs candidats du marché à 2 niveaux lui aussi.Ils sont en train de confirmer le dispositif voire d'anticiper son rendforcement.
Rédigé par : malika | 05/05/2009 à 18:56
Soit nous souhaitons que notre systeme unviersitaire devienne comme celui des ETATS UNIS où seul ceux qui peuvent se le permettre financierement parlant y ont accès, soit nous nous mobilisons et nous battons jusq'au bout pour que nous puissions apprendre sans etre sous le joug de la "rentabilité"!!De plus pensons a tous les étudiants boursiers qui ne sont pas nés avec une cuilllère en argent dans la bouche qui de plus sans bourses ne penseraient mème pas a poursuivre leur études.
Rédigé par : Tracy | 05/05/2009 à 19:42
@Tracy : Je crois que t'es complètement hors-sujet. Le sujet de la réforme sur les enseignants chercheurs n'a rien à voir avec ce que tu décris ! Je crois qu'une mise à jour s'impose !
Rédigé par : Larbi | 06/05/2009 à 12:51
j'accepte le droit de greve,mais je pense qu'empecher les etudiants qui veulent etudier d'avoir acces au cours(desolé tous les professeurs ne transmettent pas les cours par le net,puisqu'ils sont pour la greve,et la non validation de l'année)est une atteinte au droit individuel,j'ai payé une année universitaire,validé mon premier semestre,mais pas eu de cours depuis fevrier,je ne suis pas boursiere je dois travailler pour payer mes frais,mon logement,comme bcp de jeunes,et là me voilà coincée,l'année prochaine je devrais refaire une année......alors que j'avais deja organisé mon année post licence,mais sans elle je me retrouve coincée,actuellement donc c'est petit boulot et anpe en vue..........
Rédigé par : marie33 | 07/05/2009 à 07:41
Pour répondre à Jeremy "le comptage des votes était plus que légitime". Que penses-tu de l'ag de jeudi dernier. Les nons bloqueurs étaient très nombreux, majoritaires. Ils sont tous venus, on assisté à une AG qui a commencé à 11H pour finir à 16h, à écouter des discours interminables, en plein soleil. Quand arrive enfin le vote la victoire des étudiants qui veulent réussir leur vie se devine, nous sommes à vue d'œil majoritaire. Comme par hasard, au moment du vote le comité de blocage essaye en vain de nous faire peur en nous répétant à mainte reprise qu'une reprise des cours est une catastrophe. Elle proclame ensuite; constatent leur futur défaite; qu'il y a eu des fraudes, pour la première fois depuis le début de la mobilisation.
CECI EST-IL DEMOCRATIQUE ? Je ressens un tel sentiment d'injustice que ma gorge se serre. « Libérez nous », nous demandons juste le droit d’étudier.
Rédigé par : chloé | 08/05/2009 à 17:35