Les étudiants de Bordeaux III expérimentent la grève de la faim comme nouveau mode d’action
UNIVERSITE - «Je connais les risques et les dangers d’une grève de la faim mais je suis prêt à aller jusqu’au bout.» David Caunègre a très peur qu’on ne le prenne pas au sérieux alors il clame haut et fort sa détermination. Depuis lundi matin, il ne s’alimente plus et pour que personne ne l’ignore, il arbore sur son tee-shirt un panneau «en grève de la faim». Avec Nathan, un autre étudiant, ils ont choisi ce mode d’action pour se faire entendre. Parce qu’ils ont le sentiment que le mouvement contre la loi LRU et la réforme du statut des enseignants chercheurs est en train de s’essouffler dans les universités. Et notamment dans leur fac, à Michel de Montaigne où les enseignements ont repris depuis une petite quinzaine de jours même si l’université se revendique toujours «en lutte». Les autres membres du comité de mobilisation ont été assez surpris du choix radical de ces deux étudiants. «Ce n’est pas quelque chose qu’on attendait, reconnaît Florian Seguin. Mais on comprend qu’on puisse en arriver là. Nous avons menée plein d’actions inédites et nous n’avons jamais été entendus. Avec une grève de la faim, plus personne ne peut ignorer le mouvement.»
A 22 ans, David est étudiant en première année d’histoire. Sa plus grande crainte, c’est l’arrivée de fonds privés dans les facultés et un alignement sur le modèle anglo-saxon. «Dans certaines universités, il existe déjà des licence Michelin ou Dassault. Moi ce qui m’inquiète, c’est qui va financer l’histoire ? Sûrement pas Danone ou Coca-Cola.» Le comité de mobilisation qui comprend des étudiants mais aussi des enseignants partage la même analyse et fait savoir que «l’université et le monde de l’éducation dans sa totalité refuse ce choix de société.» Il vient d’adresser une lettre ouverte au Président de la République et à ses ministres dans laquelle il exprime les revendications que portent les grévistes de la faim.
S.L.



1ere année d'histoire à 22 ans... il est bien parti pour passer assez peu de temps dans la vie active, ce qui est une bonne chose...
imaginer qu'un bonhomme démontrant une telle confusion mentale puisse donner des cours dépasse l'entendement...
Rédigé par : casimir | 29/05/2009 à 08:57
Une remarque de pure forme: Michel de Montaigne Bordeaux 3. Et non Bordeaux III.
C'est un point de détail, mais qui a son importance en matière institutionnelle.
Pour réagir à l'article en lui-même, j'admire l'engagement de ces étudiants, même si je ne partage pas forcément toutes leurs convictions.
Un mode d'action à méditer pour la prochaine vague de contestation ? Voire. Cela leur attirerait sans plus de solidarité de la part des étudiants qui se sont opposé au blocage cette année.
Rédigé par : Ethelbert | 29/05/2009 à 09:07
Après la grève du cerveau, c'est une suite logique...
Rédigé par : vouroupatra | 29/05/2009 à 09:26
chantage pur et simple. "On ne m'ecoute pas! He bien je vais me faire du mal en public et ils seront bien oblige de m'ecouter". La greve de la faim est pathetique a tous les niveaux. Autre element, ce garcon s'inquiete pour l'histoire. Belle et important matiere s'il en est. Mais les debouches etant simplement prof d histoire et bibiliothecaire, il faudrait songer a diminuer le nombre d'etudiants choisissant cette voie (de garage...)...
Rédigé par : Jasmina | 29/05/2009 à 09:45
Salut à DAVID et à NATHAN
J'ai un bon copain à Bordeaux I Libération (tiens ça tombe bien)
On doit se voir semaine prochaine et on passera vous dire bonjour.
Bon courage
On vous regarde du Mirail et d'ailleurs.
No pasaran
leonor_
Rédigé par : leonor_ | 29/05/2009 à 10:42
Pauvre garçon ! J'ai bien peur qu'il n'ait pas les capacités voulues pour faire des études supérieures !
Rédigé par : Marie France | 29/05/2009 à 10:51
22 ans en 1ère année d'histoire... Il peut effectivement être inquiet pour son avenir
(oui, je sombre ici dans la facilité).
Rédigé par : Mauvaise Langue | 29/05/2009 à 11:12
C'est très courageux, et en tout cas cela mérite autre chose que certains commentaires sur les capacités intellectuelles voire mentales de cet étudiant. Un tel geste en dit long sur le désespoir et l'épuisement, le sentiment de ne pas être écouté, de compter pour rien, face au pouvoir politique et aux partis "représentatifs", qui peut régner chez les étudiants particulièrement en lettres et sciences humaines, et chez beaucoup de jeunes "de peu". Les commentaires désobligeants montrent bien d'ailleurs qu'une partie de la société considère ces jeunes gens comme des rebuts dont il conviendrait de se débarrasser. Pas étonnant de voir des réactions aussi radicales se produire, malheureusement. C'est un signal d'alarme que nous devons tous entendre.
Rédigé par : denis | 29/05/2009 à 11:31
Puis je suggérer à Nathan et à son copain David de faire une grève de la faim tournante? Ainsi David le ferait les jours pairs et Nathan les jours impairs ou inversement. De ce fait, l'avenir de l'histoire serait définitivement préservé.
Rédigé par : Louis | 29/05/2009 à 11:31
22 ans 1ère année d'histoire et déjà en grève !!!! le pauvre type est bien parti pour faire qqch de sa vie
Rédigé par : geoooooooooooooo | 29/05/2009 à 11:55
""Les étudiants de Bordeaux III ""
N'y aurait-il que 2 étudiants à Bordeaux 3 pour dire pompeusement "les" ?
Rédigé par : Marie France | 29/05/2009 à 12:05
tiens, qui a rameuté les Jeunes Populaires ?
Rédigé par : muss | 29/05/2009 à 12:13
lol 22 ans et toujours en 1ère année d'histoire. Il ferait mieux de gober du glucose notre intellectuel.
Rédigé par : fred | 29/05/2009 à 12:15
Ce jeune homme n'est effectivement pas très malin.
S'échiner à faire des études d'histoire alors qu'en 3 clics on peut devenir expert en psychiatrie, en filières universitaires ou en marché du travail sur un blog de libé sans aucun pré-requis (au vu des commentaires précédents).
Bon ça ne rapporte rien mais visiblement ça permet de vider sa bile, ce qui n'est déjà pas si mal. Une belle leçon d'inhumanité.
Mourir pour des idées d'accord mais de mort lente. Surtout pour un tel gouvernement.
Rédigé par : Dartagnons | 29/05/2009 à 12:49
A Jasmina:
Comment ai-je manqué de mourir étouffée en lisant ce que vous avez écrit !
" Mais les debouches etant simplement prof d histoire et bibiliothecaire, il faudrait songer a diminuer le nombre d'etudiants choisissant cette voie (de garage...)"
Comment pouvez-vous dire ce genre de choses ?
La recherche historique est l'une des plus importantes, elle explique non seulement le passé mais surtout le présent de notre monde, et croyez-moi elle le fera aussi pour le futur !
C'est de votre histoire dont il s'agit, notre histoire à tous !
Et pour avoir fait une licence d'histoire à la fac, je sais de quoi je parle ! Sans les historiens, sans les chercheurs personne n'irait très loin ! Et on aurait beaucoup de mal à comprendre les avancées d'aujourd'hui et les idées qui se trament...
De plus, permettez moi de démentir vos bêtises: les débouchés en histoire ne s'arrêtent pas à prof ou bibliothécaire... Que de préjugés ! Vous ne savez pas de quoi vous parler alors honorez nous de votre silence !
Bien que l'histoire ne soit pas la voie qui vous mènera à toutes les expériences, l'histoire mène à l'enseignement, aux métiers du journalisme, parfois aux fonctions publiques, à la conservation des musées, aux métiers de la documentation, au tourisme, aux métiers du patrimoine, parfois même aux métiers du livres et de l'art... Et j'en passe !!
L'histoire est une matière essentielle de TOUS les enseignements d'aujourd'hui: vous allez en droit, vous avez de l'histoire toute votre licence, vous allez en socio, en économie vous avez de l'histoire, vous faites des études de langues, vous avez de l'histoire ! Vous faites des grandes écoles vous avez de l'histoire...
De plus, la filière de l'histoire à la fac est l'une des plus dures, elle demande énormément de travail et de recherches et surtout de volonté !
Alors croyez-moi, ce serait une véritable erreur que de limiter le nombre d'étudiants dans cette matière. Ils sont aussi primordiaux que les médecins, les juristes et tout ce que vous voulez.
Rédigé par : M. | 29/05/2009 à 13:06
"22 ans, David est étudiant en première année d’histoire"
en voila un bien parti! a prendre tres au serieux cette greve de la faim!
Rédigé par : maxi | 29/05/2009 à 13:24
Confusion mentale..., grève du cerveau...,grève pathétique... "Tous les gens bien intentionnés" aurait chanté Brassens, qui peuvent faire leur PETIT commentaire, bien caché derrière leur PETIT ordinateur, dans une PETITE vie, sans éclat, sans engagement, sans courage... En 1940, l'esprit de résistance n'aurait pas été de leur côté.
Rédigé par : ROBERT Christophe | 29/05/2009 à 13:32
Bonjour je fais partie de Bordeaux 3 et mon message s'adresse à "casimir","vouroupatra","Marie France". Bien que n'étant pas forcément favorable à cete grève de la faim, ce qui doit surement être votre cas aussi, a t'on le droit de jeter des invectives aussi basses et viles ? Leur nullité me fait poser la question : en quoi voyez-vous que ces élèves aient le cerveau ramolli qu'il"n'ait pas les capacités voulues pour faire des études supérieures !"...
Et puis 22 ans, première année d'histoire, le drame pour casimir... Franchement, vous ne vous dégoûtez pas vous mêmes ? Alors comme ça, si tu as eu un parcours chaotique, tu as de la "confusion mentale" qui t'obstrue l'intelligence ? Et vous avez pensé à ces gens qui ont eu surement un parcours différent du domaine universitaire avant et qui veulent aller à l'université ? Je comprend que certains disent que ce n'est pas rentable comme Elthebert car il y a du vrai, mais de là à dire qu'on a une "confusion mentale" parce qu'on a 22 ans et qu'on est en première année d'histoire...
Tout le monde n'est pas parfait comme vous messieurs dames et n'a pas fait de brillantes études sans heurts... Sont-ils pour autant moins intelligent que vous? Réfléchissez-y sérieusement ....
A bon entendeur salut !
Guile
Rédigé par : Guile | 29/05/2009 à 15:32
"Moi ce qui m’inquiète, c’est qui va financer l’histoire ? "
Les rentrees d'argent du departement de physique ou d'ingenierie. C'est comme cela que ca se passe dans les universites pluri-disciplinaires aux USA. Qu'il aille etudier l'histoire a Harvard, il verra, c'est somptueux. Et nul mention de Coca Cola. Cette greve de la faim ne fait que montrer son ignorance du monde.
Rédigé par : phlogiston | 29/05/2009 à 16:09
Je suis engagé dans le mouvement contre la casse de l'université depuis plusieurs mois. Je compren les fortes émotions qu'il inspire, et je sais qu'une telle action demande beaucoup de courage.
Mais la grève de faim est une erreur tactique, car elle ne permet pas de mobiliser largement. Nous devons rester dans le collectif. Si le gouvernement méprise enseignants et étudiants (et autres personnels), pour nous, chaque étudiant et chaque collègue est précieux, et il ne faut pas choisir des tactiques qui mettent en danger les nôtres.
Rédigé par : John Mullen | 29/05/2009 à 16:18
Bravo Marie France, Jasmina, vouroupatra et casimir, voici des commentaires très constructifs...
Vous pouvez juger, mais il me semble que quand on s'empresse de tailler quelqu'un sur un site entre 8h et 10h c'est qu'on a vraiment rien à faire de sa vie, c'est bien triste...
Rédigé par : Matthieu | 29/05/2009 à 17:19
"Danone ou Coca-Cola"... cet abruti affamé rêvera bientôt d'une bonne Danette et d'un Coca...
quant à moi, je vais aller me pêter le bide ce soir en pensant à lui !
Rédigé par : gr0mit | 29/05/2009 à 18:42
Il est nullement question de privatiser l'universite (ce jour la les poules auront des dents). Faire la greve de la faim contre un probleme imaginaire, c'est ridicule.
Rédigé par : phlogiston | 29/05/2009 à 21:42
"22 ans, David est étudiant en première année d’histoire"
Et encore, il en est toujours au premier semestre!
Rédigé par : phlogiston | 29/05/2009 à 22:36
La fac c'est vraiment le dépotoir... La preuve avec cet article. Une sélection par le bac (général) est plus que jamais nécessaire, et des quotas aussi. Ah, et avoir un VRAI bac, ça serait utile aussi, plutôt que de le donner à tout le monde. C'est contre l'immobilisme qu'il faut se battre.
Rédigé par : Katie | 29/05/2009 à 23:00
Et bien je vois que la modalité d'action porte à polémique, évidemment, c'est pas commun de ne plus se nourrir, c'est une action "extrêmiste " employée dans le passé par des gens qui ne le sont pas :
Gandhi, Jean Lassalle ...
Causes diverses, même combat, celui de la reconnaissance, celui d'interpeller, en effet, on devient célèbre lorsqu'in fait une grêve de la faim, on attire les médias pour le côté dramatique de la lutte .
Ici, c'est l'université qui est le sujet, mais pourquoi l'est-elle finalement ?
Parcer que celle-ci est touchée, comme le secteur de l'éducation tout entier par des réformes qui visent à les réformer, oui mais réformer quoi et de quelle manière ?
La loi LRU vise à faire des universités des pôles autonomes qui ne serait plus financer par l'Etat, très bien, mais qui viendra financer une fac de sciences humaines , une fac qui ne sera pas rentable, au contraire des facs de "sciences dures " ?
Face à ce danger,à cette menace de voir les frais d'inscription augmenter et d'assister peu à peu à la mort des facultés de lettre ( marchandisation du savoir, fac de riche / fac de pauvre , processus de Bologne, processus Lambert ), il est légitime qu'une grande majorité des étudiants et DES ENSEIGNANTS ne l'oublions pas soit inquiets voire même scandalisés .
Alors comme moyen ultime de se faire entendre, de montrer à un gouvernement son manque d'écoute , la grêve de la faim fut l'ultime démonstration d'un mouvement qui tend à s'essoufler .
Les examens auront lieu en juin alors qu'une motion avait été adopté par bulletin secret disant qu'il n'y aurait pas d'examens avant que les revendications ne soit entendu et qu'il y ait une forme de recul de la part du ministère, or ce ne fut pas le cas . L'administration, les vice-présidents, les différentes UFR et les professeurs dotés d'un égo surdimensionné ( oui, certains professeurs ne voulait pas d'une motion proposé par DES ETUDIANTS ) auront été des rapaces .
Je renvoie pour finir au mythe grec de Promethée, il avait voler le feu aux hommes il fut condamné, fut attaché à un piquet en haut d'une montagne, et chaque jour, un vautour vint lui manger une partie de son foie et ceci eternellement (puisque le foie se régénère ) , c'est cette image que je garde de l'administration .
Pour finir je tiens à saluer ma directrice d'UFR, une "diplomate de mamouth " ( dixit le monde ) qui n'a rien fait pour faire appliquer cette motion .
Rédigé par : das ist gleich | 30/05/2009 à 11:21
"La loi LRU vise à faire des universités des pôles autonomes qui ne serait plus financer par l'Etat,"
Mais c'est completement faux!
Rédigé par : phlogiston | 31/05/2009 à 16:01
Alors, où ça en est son petit numéro ? Il a fini à Mac Do après 45 minutes de "lutte" ? Ça serait bien si on avait la suite de l'histoire...
Rédigé par : Katie | 01/06/2009 à 21:50