Bordeaux 3 organisera bien une session d'examens en juin
UNIVERSITE - Examens en vue à la fac de lettres. Une session devrait bien être organisée au mois de juin. Toutes les conditions sont réunis pour, en tout cas. Hier soir, le recteur de l’académie de Bordeaux, William Marois a fait savoir dans un communiqué qu’il donnait son accord «au calendrier des examens et aux modalités de contrôle des connaissances» adoptées par le Conseil d’Administration de l’Université du 29 mai. La veille, Patrice Brun, le Président de Bordeaux 3 était allé défendre son calendrier dans le cabinet de Valérie Pécresse, la ministre de l’enseignement supérieur. Elle l’a approuvé et le recteur a validé sa décision. Du coup, c’est le Président qui souffle. Depuis le début de la crise, au mois de mars, il a réussi le tour de force d’afficher son opposition aux réformes gouvernementales, d’être populaire auprès de ses étudiants, de ne pas se fâcher avec le ministère sans pour autant mettre sa fac à feu et à sang. Et pour finir, il devrait pervenir à organiser une session d’examens dans un climat presque serein.
Le calendrier arrêté prévoit une tenue des écrits du 22 au 30 juin. Les oraux pourront être organisés jusqu’au 3 juillet et les résultats seront publiés le 13 du même mois. Des dates qui bien sûr, ne conviennent pas à tout le monde. Et certains l’ont fait savoir lors de l’AG d’hier. Entre ceux qui se sont déjà engagés pour un job d’été à cette période et ceux qui demandent toujours la neutralisation du semestre, l’annonce faite par le Président à la tribune hier, n’a pas fait l’unanimité. Raphaël lui est amer. Il rappelle que selon la motion de compromis adoptée à 57 % par les étudiants le 11 mai dernier, «les examens n’auraient pas lieu, si nos revendications n’étaient pas satisfaites. Et finalement, on est rentré dans le rang.» En effet, depuis la reprise des enseignements, même si la mobilisation continue avec les journées hors-les-murs notamment, «les étudiants sont de moins en moins opposés à la tenue des examens.» Patrice Brun le sait bien.
D’ailleurs, les étudiants le reconnaissent. «On est quand même content, on n’a pas foutu en l’air une année après trois mois de blocage et on espère que le mouvement va repartir en septembre» résume Yannick. Même s’il tempère aussitôt son propos en ajoutant que «ces examens en juin sont un peu fait pour nous couillonner. C’est bien pour les gens qui vont passer des concours pour intégrer des écoles. Mais les enseignements ont été très inégaux selon les UFRs.» La motion de compromis qui prônait la reprise des enseignements tout en continuant la lutte ne définissait aucun cadre précis. Certains profs ont donc repris leurs cours là où ils les avaient laissés. D’autres ont ouvert le débat à partir de la bibliographie imposée et d’autres se sont contentés d’envoyer des pages toutes prêtes à leurs étudiants. Les examens devraient tout de même être allégés par rapport aux autres années. Et pour ceux qui n'y arriveraient vraiment pas, la session de rattrapage en septembre est maintenue.
S.L.



La lutte suppose un engagement fort en temps (AGs, manifs, activites alternatives telles que la construction du four a pain du peuple a Rennes 2), ce qui laisse peu de temps a la preparation d'examens qui parrainent un esprit liberal de ultra-concurrence. Une solution s'impose: blocage des examens! Il faut remettre des maintenant les blocages en route malgre la repression policiaire. IL faudra aussi poursuivre le mouvement apres les vacances, en bloquant la session de septembre, puis toute l'annee.
Rédigé par : phlogiston | 04/06/2009 à 15:18
@ phlogiston :
Voila pourquoi les AG ne doivent plus être tolérées, parce que des agités comme vous n'ont qu'un seul et unique but affirmé : détruire la scolarité de dizaine de milliers d'étudiants...
Vous me dégoutez. Quittez la fac au lieu de vouloir faire échouer les autres, nous n'avons pas besoin de votre égoïsme puéril pour avancer.
Bien cordialement.
Rédigé par : Katie | 04/06/2009 à 18:05
Garantir l'acces au savoir est a ce prix.
Rédigé par : phlogiston | 07/06/2009 à 10:15
Garantir l'accès au savoir, je dis oui, mais uniquement pour ceux qui le méritent. J'en ai marre de voir des centaines d'étudiants totalement perdus à la fac, ils n'ont rien à y faire si ce n'est vivre des bourses et des aides de l'Etat au frais du contribuable qui paye ses études...
Un étudiant à la fac coute environ 6 400 euros par an à la communauté, ce qui est peu en vue de ce que l'on accorde à des lycéens par exemple. Par conséquent, en supprimant la majeure partie des effectifs via une sélection stricte et une seule chance de redoublement (exactement comme en médecine), les mauvais élèves qui ont fait de la fac un choix par défaut ne seront plus admis.
Par ailleurs, la fac n'est pas un terrain de jeu pour les pseudos politiciens manipulateurs, si elle ne vous convient pas, partez, mais n'entrainez pas les autres dans votre chute.
Et par ailleurs, arrêtez de vous moquer du monde en disant que vous voulez "garantir l'accès au savoir", car vous faites exactement l'inverse en bloquant les facs et en privant les étudiants de cours !
Le savoir se transmet très bien sans vous, même beaucoup mieux, alors arrêtez de vous prendre pour le sauveur de l'Humanité, c'est de l'hypocrisie pure et dure.
Rédigé par : Katie | 08/06/2009 à 20:00