Nomination d'Alain Juppé à la tête d'une commission sur l'emprunt : explications et réactions
POLITIQUE - Au lendemain de sa nomination par Nicolas Sarkozy à la tête d’une commission chargée de réfléchir à l’utilisation du futur emprunt national, Alain Juppé de retour à Bordeaux ce matin, a souhaité s’expliquer sur les raisons qui l’ont poussé à accepter cette mission. «J’ai toujours dit que j’étais prêt à servir mon pays» a rappelé l’ancien premier ministre. Interrogé sur son engagement auprès des Bordelais à qui il avait promis de rester fidèle, il a retrouvé sa casquette de maire pour rappeler qu’il était «assez exemplaire» et qu’il avait «refusé d’entrer au gouvernement» lors du dernier remaniement, précisant qu’une «commission ce n’est pas un travail à plein temps.» Interviewée sur France Bleu Gironde, Michèle Delaunay qui lui a soufflé son siège à l’assemblée en 2007 ne voit pour sa part dans cette nomination qu’un «lot de consolation pour quelqu’un qui était candidat à un maroquin ministériel.» La députée de Gironde enfonce le clou en ajoutant «qu’avec ces coups répétés, Nicolas Sarkozy organise ses nominations, un peu comme le mercato des footballeurs.»
L’ancien premier ministre qui va présider cette commission avec Michel Rocard se dit prêt à travailler main dans la main avec lui. «Je connais Michel Rocard depuis longtemps. Il vient de la famille socialiste, je viens de la famille gaulliste mais il y a un certain nombre de sujets sur lequel nous pouvons nous rencontrer.» Sur le fond de la question, Alain Juppé souhaite faire en sorte que «cet emprunt ne soit pas un emprunt de plus. Il s’agit de mobiliser l’épargne pour préparer l’avenir» explique t’il en précisant que François Fillon leur avait laissé un «très large champ d’initiative y compris sur le montant de cet emprunt.» Pour mener à bien leur réflexion les deux co-présidents ont déjà prévu de constituer un groupe de travail d’une quinzaine de personnes au maximum. Ils vont travailler sur les thèmes du développement durable, des nouveaux secteurs industriels, de l’agro-alimentaire ou encore de la formation. Une chose est certaine pour Alain Juppé, «cet argent ne doit pas alimenter les secteurs traditionnels de la dépense publique. Nous voulons nous projeter dans 20 ou 25 ans» Ludovic Freygefond, le vice-président socialiste délégué aux finances de la CUB se permet déjà de souffler quelques idées. «Pourquoi l’Etat n’utiliserait pas cet emprunt pour investir là où il se désengage actuellement ? Pourquoi l’Etat n’investirait t’il pas sur des projets porteurs de création d’emplois et de développement économique telle que la Ligne à Grande Vitesse ?» Les deux anciens premiers ministres ont jusqu’au 1er Novembre pour rendre leur copie.
Stéphanie Lacaze
(Photo Reuters/Philippe Wojazer)



Prendre l'économie des gens pour relancer par le haut: L'Etat, les banques et les patrons c'est de la pure foutaise néolibérale.
Le relance keynesienne c'est l'inverse: Réduire le chomage, rassurer les gens, maintenir les prestations sociales, ce qui entraine un redemarrage de la consommation.
Dont par la suite profitent les patrons et les banquiers.
Au lieu de cela, on va éliminer la reserve des gens qui sont la force premiere d'une véritable relance! N'ayant plus à dépenser, l'Etat hyper endetté, la France risque d'entrer en dépression pour 10 ans en dilapidant l'argent du peuple en dépenses completement débiles et à contre courant.
C'est une histoire de fous...
Juppé et Rocard sont-ils devenus completement séniles?
Rédigé par : izarn2 | 07/07/2009 à 13:24
Et il va toucher combien en tant que président de la commission ?
Rédigé par : le grandfifi | 07/07/2009 à 13:49
A lire, ecrit en mars 2009, notez la derniére phrase.
http://www.causeur.fr/des-cerises-pour-juppe,2190
Rédigé par : daniel | 07/07/2009 à 14:35
Il est intelligent de faire appel à 2 anciens 1er ministre pour ce type de sujet.
D'autant que les 2 personnes choisies font plutot parti des personnes respectables dans leur milieu et de plus compétente
Pour Alain JUPPE je reconnais bien la sa maniére de faire et son engagement pour le pays
Rédigé par : Jean-Pierre | 07/07/2009 à 15:35
Personne pour réfléchir à son opportunité?
Rédigé par : Jojo2 | 07/07/2009 à 16:30
Il s'agirait donc d'obtenir des fonds plus rapidement et à un coût moindre que ce que pourrait laisser espérer le produit de restrictions budgétaires qui sont dans tous les cas nécessaires. Cela, avec en arrière plan, l'idée d'investir au plus tôt dans des secteurs porteurs.
Exercice de haut vol mais les maîtres d'oeuvre choisis le sont, plutôt, eux aussi.
Bien que l'un et l'autre sont différents, ils ne sont pas si éloignés l'un de l'autre tout en restant complémentaires.
Rédigé par : dsh | 07/07/2009 à 18:14
Non, Juppé est une personne nuisible.
Ce n'est d'ailleurs pas un homme, mais un ordinateur avec tout ce que cela a de bon ( calculs )
et de mauvais: un ordinateur n'est pas un homme, mais une machine.
Rédigé par : cicurel | 07/07/2009 à 20:41
Combien l'état c'est à dire le contribuable va devoir rembourser comme intérêts pour rembourser ce prêt ?
Rédigé par : gaehnke yvon | 07/07/2009 à 21:52
le problème n'est pas dans la nomination de ces deux messieurs que voulez dans la tourmante on réveille la réserve .Non le problème reside dans l'annonce alors que moi le banquier il me demande d'abord le projet et en fonction on discute de sa réalisation . Bref toutle contraire du plus grand de nos président.Seront nous capable de lui botter les fesses en 2012.
Rédigé par : bouchet | 07/07/2009 à 22:01
Je ne comprends toujours pas...
On nous dit ne pas vouloir utiliser les fonds empruntés à: (en bref) la relance. Mais qu'ils vont être utilisés pour des objectifs dont la rentabilité est à (disons moyen) terme.
La justification d'un emprunt étant de générer un revenu supérieur à son coût (intérêt (sans oublier le remboursement du principal à l'échance)), soit ils vont trouver des applications hyper rentables rapidement (ils sont très forts); soit il va falloir trouver des sous pour honorer l'emprunt en attente de retour sur investissement...
On le trouve où cet argent ?
On ré-emprunte ? (cavalerie, Madoff, etc...)
Ou bien on met le "citoyen conscient de sa lourde responsabilité" à contribution ?
Rédigé par : pm | 07/07/2009 à 23:54
Ces 2 anciens premiers ministres n'auraient pas compris que servir Sarkozy ce n'est pas servir la France qui sortira en piteux état de sa présidence. Ils sont les buttes témoins de l'épidémie de sottise qui a frappé la droite française. Souhaitons un prompt rétablissement au Peuple de droite.
Rédigé par : Moreau | 08/07/2009 à 04:09
"«J’ai toujours dit que j’étais prêt à servir mon pays»"
Servir la France en collaborant à ce gouvernement ?
Rédigé par : Colargolette | 08/07/2009 à 08:38
Si au moins il avait le courage d'inventer la décapitalisation... On peut toujours rêver.
Rédigé par : Colargolette | 08/07/2009 à 09:24
Quand on se rappelle que Juppé voulait donner Thomson pour un franc symbolique à une entreprise coréenne..., on peut s'interroger sur ses aptitudes à concevoir un plan qui dessine des axes majeurs demain ...
Rédigé par : ezec | 08/07/2009 à 11:49
faîtes-vous confiance à une personne qui a un casier judiciaire non vierge? juppé pour ne pas le nommer.
Si j'avais ne serait-ce qu'une ligne sur le mien je ne pourrais plus vous soigner. En effet en tant que soignant vous devez avoir un casier vierge. l'état lui se permet de nomer des personnes qui ont un passé douteux.
Etonnant non ?
Rédigé par : didou | 09/07/2009 à 09:37
Pourquoi Juppé accepte-t-il de cautionner un emprunt irrationnel en termes économiques : aujourd'hui la France, via l'agence France Trésor, trouve des capitaux pour financer son déficit à des taux d'intérêt trés bac sur les marchés financiers.
Cet emprunt coûtera bien plus cher qu'un recours aux marchés.
S'il n'a pas de sens économique, il en a un politique : montrer que le gouvernement est soutenu par les français.
Rédigé par : manu | 09/07/2009 à 13:40
@ didou,
Vous avez une vision humaniste d'une rareté exceptionnelle. Mais après tout, c'est tellement facile de taper sur Juppé. Même la députée Delaunay ne s'en prive pas... Quelle hauteur de vue !
François Mitterrand avait ses pauvres, Alain Juppé les siens.
@ manu,
Pas certain que les taux sur les marchés financiers soient si bas que cela. Et puis surtout, il paraîtrait un peu paradoxal que l'Etat emprunte aujourd'hui aux banques alors qu'il a été obligé de les renflouer il y a quelques mois.
Rédigé par : Guillaume | 10/07/2009 à 17:05