A ne pas rater

  • Découverte de l'Anatolie antique
    Dans le cadre de la saison de la Turquie en France, une cinquantaine d’objets prestigieux du Musée du Louvre et du Musée des Civilisations anatoliennes d’Ankara, s’installent au Musée d’Aquitaine. Certaines pièces sortent pour la première fois de Turquie à l’occasion de cette exposition. Un véritable voyage, à la rencontre des anciennes civilisations des Hittites, des Phrygiens et des Lyciens, qui feront l’objet d’un cycle de conférences spécifiques. Jusqu’au dimanche 16 mai, de 11h à 18h.
  • Vide grenier
    Dimanche 28 mars, 12ème édition du vide greniers des Bordelais dans toute la ville. Ce jour là tout s’achète, tout se vend, tout s’échange, de 9 h à 19 h. Pour les particuliers, c’est l’occasion de vendre ou échanger les livres, habits, jouets, bibelots qui encombrent placards et greniers. Seul ou en famille, chacun peut choisir une place à l’endroit de son choix.
  • Fête foraine
    Elle enchante les petits et les grands, elle est de retour place des Quinconces, et elle fleure bon la barbe à papa et la pomme d’amour… C’est la foire aux plaisirs, qui prend ses quartiers à Bordeaux jusqu’au 28 mars. 180 attractions, et autant d’étoiles dans les yeux des amateurs.
  • La consommation en question
    Durant tout le mois de mars, Cap Sciences interroge nos modes de vie, et nous propose de prendre du recul face à nos habitudes de consommateurs. Mardi 16 à 18h, le cycle débute avec une conférence sur les droits et les devoirs des consommateurs, (à la Bibilothèque Municipale de Bordeaux). Jeudi 18, de 15h à 17h, une nouvelle conférence s’intéresse cette fois à « La face cachée des produits et objets que nous consommons » (à l'Athénée Municipal). Mardi 23, de 8h à 10h, ce sera une table ronde sur les collectivités et les achats responsables (à Cap Sciences), avec, le soir, une conférence prévue à 18h autour de la consommation locale (Salon Albert Mollat). Jeudi 25 mars à 18h, encore une conférence intitulée « Les conséquences de la crise financière sur la consommation » (àla Bibliothèque Municipale de Bordeaux). Dimanche 28 mars à 15h, un parcours de la ville est organisé pour développer les regards sur la consommation urbaine (inscription au 05.56.86.18.82). Et jusqu’au 29 août, dans l’enceinte du musée, l’exposition Consom’Attitude, qui invite les visiteurs à adopter un mode de vie plus durable.
  • Chansonniers au Musée
    Un spectacle musical pour plonger au cœur de la grande et la petite histoire des gabelous et des fils du peuple, qui rusaient pour échapper à l'impôt royal et aux multiples taxes de la République, où dialoguent douaniers et contrebandiers à travers chansons et poèmes. C’est forcément au musée des douanes que ça se passe. Et c’est organisé par la Compagnie du Si, les dimanches 7 février et 7 mars, de 15h à 18h. Une séance toutes les 45 minutes. Entrée libre dans la limite des places disponibles.
  • Chocolat plein la cabosse
    Le Jardin Botanique de Bordeaux s’intéresse à un aliment pas comme les autres, avec une exposition qui aborde la thématique du chocolat sous l’angle de la plante. Histoire des conquistadores, découverte des nouveaux mondes, forêt de cacaoyers, outils utilisés pour la récolte, démonstration du travail d’un chocolatier, et surtout dégustation : de la fève à la tablette, le visiteur saura tout de la transformation et de la consommation de ces pépites. Entrée libre jusqu’au 30 mai 2010.

05/08/2009

Six mois après le passage de la tempête, les aides attendues n'ont toujours pas été versées

RTXBJI8 FORET - Six mois après le passage de la tempête Klaus, le 24 janvier dernier, la forêt et les paysages portent encore les cicatrices des vents violents qui ont soufflé ce jour-là sur le sud-ouest et notamment l’Aquitaine. Dans les Landes, département le plus touché, de nombreuses parcelles n’ont pas encore pu être déblayées. Sur le bord des routes, des troncs débités s’entassent en attendant de trouver des destinataires. En tout, ce sont 300 000 hectares de forêts qui ont été détruites soit 40 % du massif. Si aujourd’hui, les opérations d’exploitation et de stockage du bois «ont atteint leur vitesse de croisière. Le retard pris dans les semaines qui ont suivi la tempête se fait sentir» explique Tanguy Massart, le président de la FIBA, la fédération des industries du bois d’Aquitaine. Le plan Barnier qui prévoyait près d’un milliard d’euros en tout pour aider la filière à se relever a été très long à se mettre en œuvre. «Aujourd’hui encore, aucun des prêts bonifiés qui nous ont été promis, n’a été débloqué» fulmine Christian Pinaudeau, le président du syndicat des sylviculteurs du sud-ouest.

Même problème pour ce qui concerne les aides directes de l’Etat. Au début du mois de juillet, le préfet de la région Aquitaine annonçait «l’octroi de 93 millions d’euros de subventions pour la mobilisation et le stockage des bois de chablis sur le massif landais.» Mais dans les entreprises concernées, on attend toujours de toucher ces aides. Dans le Médoc, Alain Seguin espère toucher dans les jours qui viennent les 236 000 euros de subventions qui lui ont été accordés pour le stockage de son bois. En revanche, en ce qui concerne les prêts bonifiés, il est beaucoup moins optimiste. «C’est un véritable labyrinthe pour effectuer toutes les démarches. Je ne suis pas encore sûr d’en obtenir un.» Pour l’instant, cet entrepreneur qui exploite 400 hectares de pins comme sylviculteur et qui possède également une scierie à Sainte-Hélène a financé avec ce qu’il lui restait comme trésorerie la création d’une aire de stockage.

L’urgence pour les professionnels actuellement, c’est en effet le stockage et la conservation du bois. Il faut pouvoir le garder pour pallier le manque qui va forcément se faire sentir sur le marché dans les années à venir. «Le stockage humide, sous aspersion permet de préserver les qualités du bois abattus durant longtemps» précise Tanguy Massart, «mais ces aires de stockage coûtent cher et les petites entreprises n’ont pas les moyens de s’équiper sans aide.»  Pour l’instant, un million de m3 de bois a pu ainsi être mis à l’abri mais pour le président de la FIBA, il en faudrait au moins 3 ou 4 millions pour assurer la ressource dans le futur. Car pour l’instant, les producteurs sont obligés de brader leur bois. «Les prix se sont complètement effondrés » observe fataliste, Alain Seguin. « Un bel arbre pouvait valoir 35 euros, aujourd’hui, c’est 8 euros. Quant aux prix de vente, du bois à la sortie de la scierie , ils ont chuté de 30 %

Reste la question du reboisement encore peu abordée. Les professionnels encore sous le choc de la perte qu’ils ont subi ne l’évoquent pas pour l’instant. «Quand on fait deux récoltes par siècle, en perdre la moitié, c’est dramatique» confie Alain Seguin. Tanguy Massart de la FIBA estime que les deux tiers de la forêt qui ont été détruits pourront être reconstitués. Mais il restera 100 000 hectares qui resteront en friche et «qui risquent d’accentuer la désertification et d’entraîner un retour des marécages

Stéphanie Lacaze

(Photo Reuters/ Régis Duvignau)

Commentaires

Doucement, pas si vite, d'abord on rembourse les 500 millions d'Euros des agriculteurs de fruits, après on s'occupera des agriculteurs de pins.
Mais entre les deux il faut faire l'emprunt d'Etat...euh, pour quoi rembourser déjà...?

Non mais !!!

... et d'autres "gros souffles" ont eu lieu depuis :-(

ben oui toutes les aides ont été détournées indument sur les agro-fruitiers, une fois de plus. C'est à se demander qui gouverne le pays...du gouvernement ou des agriculteurs?

Bonjour,
Je ne comprend pas pourquoi des aides de l'Etat sont attendues ... n'est-ca pas aux assurances de gerer cette situation?
Merci de bien vouloir m'éclairer.

Zinette, tu veux dire que lors d'une catastrophe, l'état n'a plus un rôle de soutient. L'état ne compte plu alors? zéro? Rien? L'état encaisse des impôts, gère mal les priorité, distribue des milliards à la volée pour palier la ...hum...crise, et quand un cas concret , physique se présente, tout le monde se défile.
On fait des promesses médiatiques pour soutenir la filière bois, pour soutenir environnement, pour reboiser pour les générations futures...

ha oui, mais je suis con, la forêt est le symbole de la gestion durable, on plante aujourd'hui pour récolter dans 30 ou 50 ans au mieux! Quoi, un placement financier qui rapporte rien avant 30 ou 50 ans? mais il faut vivre avec son temps...la gestion durable, c'est uniquement un terme commercial ou politique au moment des élection.

Période détestable!

le bois ne vaut plus rien (mais RIEN du TOUT : même pas 1 euro la tonne) . les professionnels ne stockent et ramassent que les bois âgés de 50 ans et EXPLOITABLES en stockage (ce qui concerne qu'une très faible partie du massif dévasté) .... de plus, il n'y a pas de moyens humains (bucherons : 2 à la CAFSA ; pas assez de débardeurs, etc..) et de plus comme les industriels ne veulent pas des autres bois .... la très très grande majorité des bois va donc pourrir sur place.
Au niveau de l'engagement de l'Etat de suspendre la perception des taxes foncières, l'Etat les perçoit toujours sur un bien qui n'existe plus depuis Klaus !!!!
Alors, avant de parler de subventions, il a urgence : il faut d'abord débloquer des fonds et des moyens pour déblayer, nettoyer la très très grande majorité des parcelles boisées QUI ne VALENT RIEN et n'auront aucun acheteur, et assurer la sécurité "incendie, voire sanitaire".
Après,il y a du temps pour un reboisement éventuel, mais là, on a l'impression que personne ne veut comprendre.

Ils ont cru à santa klaus

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