«Pas de blocages, pas de séquestration, Père Noël, cette année nous avons été bien sages...»
Tous les projets initialement planifiés pour janvier 2011 devraient subir au moins 12 mois de retard. Et l'activité très emblématique de construction de grandes couronnes d'éoliennes, en est toujours au stade des discussions avec les banques, qui pour l'heure refusent de prêter. Même chose pour l'activité de traitement thermique, qui elle aussi se fait attendre. «Ca veut dire que pour le maintient des emplois, c'est loin d'être gagné», s'inquiète le syndicaliste. Le repreneur avait en effet promis que les 1620 salariés conserveraient tous leur place. Mais les difficultés de mise en route et la révision à la baisse des ambitions pourrait impacter négativement sur ces bonnes intentions. «La plupart des salariés pensent que nous sommes en sursis, témoigne Philippe Poutou. Tout le monde s'attend l'an prochain à un plan de licenciement. Il n'y a pas d'espoir, c'est la résignation».
D'autant que la production de boîtes de vitesses automatiques pour Ford, s'arrêtera par contre comme prévu fin 2011. Et que les relations avec le repreneur demeurent toujours aussi opaques. Aucune rencontre n'a été organisée avec le personnel depuis février. L'information ne circule pas, et alimente la suspicion. Si les salariés se sont tenus tranquilles, et ne se privent pas de le rappeler à qui de droit («... pas d'envahissement des bureaux ni de la cantine. Alors, s'il te plait, tu pourrais penser à nous. Merci Père Noël», plaisante un tract de la CGT), croire aux cadeaux espérés pourrait ne pas dépasser la fin d'année. Et pour 2010, ils annoncent déjà un climat beaucoup moins calme. Avec une reprise probable de la mobilisation.
Laure Espieu



M'étonne pas ces problèmes avec Ford. On voit la fiabilité du désengagement "organisé" des multinationales US. Angela en est encore toute retournée avec GM...
Rédigé par : Antigueille | 18/12/2009 à 16:42