Fillon, Juppé, Darcos, ensemble pour clamer que rien n'est "joué"
REGIONALES - Premier round pour le chef du gouvernement, venu ce soir lancer la campagne du ministre du Travail Xavier Darcos, tête de liste UMP en Aquitaine. Avec ce meeting organisé à Mérignac, près de Bordeaux, en présence d'Alain Juppé, François Fillon ouvre le bal de son engagement de terrain, en vue d'un scrutin qui s'annonce difficile. Et le Premier ministre a choisi la méthode offensive, accusant ses adversaires de gauche de vouloir faire des régions des "bastions de la résistance au changement" et d'opposer au gouvernement un "front du refus stérile" pour le pays.
Décidé à se poser en chef de file de son camp, François Fillon se veut le garant de la qualité des dévats. "Pour que l'enjeu régional de ces élections soit préservé, nous devons répondre à une opposition qui, du Parti socialiste au MoDem, de l'extrême droite à l'extrême gauche, ne craint pas de nationaliser sa critique. Mon devoir est d'y répondre", a-t-il lancé devant quelque 1.200 personnes. "Il est de convaincre les Français que ce front du refus est stérile pour la France, comme pour nos régions", a-t-il poursuivi.
Accusant la gauche de "proposer aux Français de faire des régions des bastions de la résistance au changement et du déni de la réalité", il a aussi de nouveau fustigé la hausse des dépenses des collectivités locales. "Depuis une dizaine d'années, ces dépenses locales progressent de 6% par an, hors transfert de compétences", a déploré le Premier ministre. "A quoi sert-il que nous nous battions pour ne pas augmenter les impôts, si, par ailleurs, les impôts locaux augmentent ? A quoi sert-il que l'Etat réduise le nombre de ses agents publics, si, par ailleurs, les embauches au niveau local se poursuivent...", a-t-il encore questionné.Xavier Darcos, conscient de ses maigres chances face au puissant président PS de la région, Alain Rousset, élu depuis 1998 et contre lequel il s'est déjà présenté en 2004, s'est pour sa part employé à rejeter l'idée que tout était déjà "joué", "circulez il n'y a rien à voir". "Nous allons gagner cette région", a-t-il lancé. Promettant de ne pas augmenter les impôts et de "mettre fin au clientélisme et au saupoudrage", il a également raillé les dépenses de communication de la région, devenue "une principauté de Rousset 1er avec ses gazettes, et pourquoi pas bientôt un timbre à son effigie".
"L'arrogance de la gauche en Aquitaine et en Gironde ne doit pas nous impressionner", a aussi lancé Alain Juppé. Le maire de Bordeaux à qui François Fillon a d'ailleurs tenu à rendre hommage, estimant qu'il avait sa ville "chevillée au corps, au point de la préférer à bien des responsabilités nationales auxquelles (son) expérience et (son) talent pouvaient (le) destiner".
(Avec AFP)


"Le front du refus". Une nouvelle façon de Monsieur le Premier Ministre de ne pas accepter une vérité, celle de la rapidité de l'évolution de ceux qui ne votent pas pour l'UMP.
Alors puisqu'il exige de la cohérence, je ferai de même, particulièrement en ce qui concerne Monsieur Darcos. N'est-ce pas lui qui devrait permettre aux Français d'accéder au travail dont Monsieur le Président de la République s'est fait le chantre, ce dont je lui sais gré ?
Oui, les Français veulent travailler, et j'ai dit hier à un homme politique qu'il ferait bien de se focaliser sur les 80 % de Français qui sont actifs plutôt que sur les 20 % qui posent problème au monde politique, car 80 % de Français actifs, c'est bien plus que l'électorat de la droite et de la gauche réunies.
Rappelons encore une fois que Monsieur Fillon a engagé dans ses propos une diminution de l'effectif des collectivités territoriales, mais n'a rien proposé aux jeunes qui vont être confrontés aux modifications structurelles de la France. Il n'y a pas que la société de services. Ce sont d'autres métiers qui vont naître. Les formations sont-elles en place ?
C'est ce travail là qui incombe à Monsieur Darcos qui aura assez de travail dans son ministère dans lequel je lui souhaite le succès que méritent et attendent les Français. Pourquoi donc vouloir cumuler alors avec une Présidence de Région où il aura aussi d'importantes charges ?
Rédigé par : Pierre SCHWANDER | 05/02/2010 à 08:00
Pour Darcos, c'est joué. Il se présente dans une région dont une grande partie est rurale.
Dialogue dans un conseil municipal d'une petite mairie:
Le citoyen "Pourquoi mon fils est obligé d'attendre deux jours par semaine trois quart d'heures, dehors dans le froid, le car scolaire ?"
Le maire "nous n'y pouvons rien nous appliquons les consignes de l'Education National décidées par Monsieur Darcos.". Il y a interdiction de faire cours le samedi et il faut donner des cours particulier sur un total de 2 heures pas semaines." (c'est une demi-heure pour 4 enfants).
Le citoyen : "La classe travaille par groupes c'est une stupidité." (il suffit d'avoir regarder le film "Etre et Avoir" pour comprendre qu'en effet en milieu rural l'organisation imposée est totalement inadaptée puisque l'enseignant aide chaque élève tout le long de sa classe.)
Le maire pourtant de droite : "Oui, cela a été décidé par quelqu'un qui connaît en rien le monde rurale, et qui est incapable de bon sens, mais nous n'y pouvons rien nous devons appliqué la loi."
Rédigé par : VivianeM | 05/02/2010 à 08:46
Comment ne pas faire un front du refus face à toutes les injustices que représente
- la baisse du pouvoir d'achat de presque toute les catégories sociales sauf les boucliers fiscales
- l'augmentation de la pauvreté
- l'augmentation du nombre de chômeurs
- l'augmentation de l'insécurité
- l'augmentation des suicides en prison et ailleurs
- le rejet sans considération humaine des immigrés
- etc ...
Rédigé par : PLOQUIN Vincent | 05/02/2010 à 08:58
Un fidèle Sarkozy raillant les dépenses en communication et la soi-disante mégalomanie de Rousset...
Rédigé par : Lolovalie | 05/02/2010 à 09:58
La droite raillait la gauche sur les bis bis, les querelles de personnes etc...
Voir à Bordeaux ensemble Juppé et fillon.
çà fait rigoler tout de même. Il peut y avoir des sourires de façade !!!!
Je pense qu'il y a un cheval de troie au sein de l'ump. faut surtout pas leur dire, il faut les laisser chercher.
J'espère que ce cheval sera bien nourri, et qu'il tienne jusqu'aux présidentielles, car ce n'est plus tenable en ce moment. Que ce soit le social, l'éducation nationale, le milieu hospitalier , la justice, la politique etc.... il faut que les Français se réveillent.
On est gouverné par un système oligarchique
Il faut vraiment les virer. C'est une dizaine de copains qui sont aux manettes en ce moment. Tous d'extrème droite. " les devedjan, balkani, longuet j'en passe et des meilleurs !!!
Faut pas oublier que ce sont des gens qui viennent des mouvements occident dissous en 68. et ensuite ordre nouveau ou l'on retrouve également alain madelin qui est à l'uimm en ce moment. "ultra libéralisme"
Ce qu'ils n'ont pas pu mettre en place à l'époque, c'est ce qui ce passe en ce moment. Il suffit de reprendre en autre, les slogans de l'époque notamment sur les étranger avec l'émigration par exemple.
Rédigé par : gouet | 05/02/2010 à 10:10
c'est dommage qu'aucune communication sur ce meeting n'ait été faite avant
Rédigé par : thomine | 05/02/2010 à 13:30
J'adore quand Fillon parle du destin national de Juppé au passé...
Rédigé par : Martin Tinophile | 05/02/2010 à 14:19
Un premier minitre en campgane ! Question : est ce que le temps passé à cette campagne est pris sur son temps de travail, c'est à dire financé par l'état ?
Rédigé par : Ed130 | 05/02/2010 à 14:34
Darcos ne connait rien à la région. Après l'avoir bouté de Dordogne, boutons le de l'Aquitaine
Rédigé par : Luc | 05/02/2010 à 16:29
c'est l'hôpital qui se fout de la charité !
Rédigé par : vero | 06/02/2010 à 07:43