"Les élus perdent le contrôle, leur rôle n'a plus aucune fraîcheur"
CRISE - Le retour de flamme social menace la campagne des régionales, et un climat de défiance plane dans cette Aquitaine pourtant relativement épargnée. Jean Lassalle, candidat Modem, parle de "désenchantement", de l’écoeurement de ses interlocuteurs face aux questions d’emploi et d’industrie. Il ne se fait pas d’illusions : "Les gens nous en veulent". "On oscille entre la férocité désespérée de ceux qui sont concernés, et une espèce de fatalisme chez les autres", pointe-t-il. Pire : "Beaucoup me disent que nous sommes les derniers à croire que nous servons à quelque chose. Ils ont le sentiment que nous sommes complètement dépassés par la muraille de l’argent. Ils ne nous voient jamais de leur côté, les élus ne sont jamais là pour prendre leur défense. Et je suis intimement persuadé qu’on a effectivement perdu le contrôle. Nous sommes dans un théâtre d’ombres, à jouer un rôle qui n’a plus aucune fraîcheur".
Sur le terrain, tous les candidats doivent faire face aux mêmes angoisses récurrentes : en visite dans un centre de formation des apprentis (CFA), Xavier Darcos est pressé de répondre de l’avenir du système de retraites. Traversant une citée universitaire bordelaise, il est interpellé par une future avocate, éternelle stagiaire, sur les difficultés d’insertion dans le milieu professionnel. Ministre du Travail autant que candidat, lui moins qu’un autre, probablement ne peut ignorer les turbulences du climat social. A ses yeux, pourtant, c’est plutôt l’avis de grand calme. "Je ne ressens pas de vindicte particulière en Aquitaine", dit-il. "L’inquiétude se situe beaucoup autour de l’insertion des jeunes. Ca fait partie des sujets qui irritent et font parler, mais il n’y a pas de crise économique grave".
Depuis plusieurs années, son adversaire socialiste et président sortant Alain Rousset prête l’oreille aux inquiétudes des 1600 salariés de l’ex-usine Ford en Gironde. Revendue au printemps, ses perspectives restent obscures. Pour autant, la gauche semble aussi impuissante à se saisir de ces problématiques. Et c’est Francis Wilsius, l’ancien secrétaire du comité d’entreprise, un syndicaliste (CFTC) intégré en cinquième position sur la liste qui rappelle les priorités. "Je fais partie de ceux qui poussent au cul Alain Rousset pour que ce soit son combat numéro un". Mais il n’est pas dupe : "Je sais que s’ils sont venus me cherche, c’est parce que je représente des voix. Le tout c’est de pouvoir s’exprimer quand même". Et d’amener ainsi la droite à s’engager dans le débat.
Avec son statut un peu à part d’ancien gréviste de la faim, Jean Lassalle s’estime relativement protégé d’une sanction des urnes. Il pointe pourtant l’une des contradictions de cette campagne : "les gens ont envie de parler, de raconter. Mais dès qu’on sort le programme pour aller plus en profondeur, ils s’enfuient". C'est tout le problème.
Laure Espieu



Bonjour ,
Le désenchantement général et MOTIVE au combien doit se manifester par une abstention maximum
En effet le seul chiffe important de ces élections sera celui de l’ABSTENTION qui devra être maximum pour témoigner du rejet par les citoyens :
D’abord d’un mode de scrutin antidémocratique puisque les électeurs ne peuvent pas CHOISIR leurs représentants en modifiant les N° d’ordre sur la liste comme cela existe dans 18 pays de l’Union sur 27..
Ensuite du fait que AUCUNE LISTE et donc celle du PS, ne veut garantir aux citoyens de pouvoir reprendre la parole pendant les 4 ANS !
En effet la loi du 13.08 2004, qui prévoit que 10% des inscrits peuvent demander une « consultation », mais son organisation est au bon vouloir de la majorité régionale et si elle est organisée, le résultat ne s’impose pas à l’exécutif.
La liste PERCHERON comme les autres, n'a pas signé une " engagement public" sur une " application démocratique" très raisonnable de cette loi.
1° Organisation systématique de toute consultation demandée par 10% des inscrits.
2° Prise en compte du OUI seulement si son score est supérieur à celui de la liste gagnante le jour de son élection.
La preuve indiscutable est donc faite qu’elles veulent toutes nous confisquer le pouvoir pendant 4 ans. C’est intolérable. Il ne faut pas cautionner cette mascarade.
Les " démocrates" qui défendent les CITOYENS appelleront à l’ABSTENTION car c’est le seul chiffre qui sera donné dans toutes les flashs et qui marquera les esprits et restera dans les mémoires, il faut qu’il dépasse les 50% ! MAIS nous comprenons les « puristes » qui iront voter blanc ,pour faire « leur devoir » bien que cela ne soit pas reconnu comme un suffrage exprimé. Mais à 4 ou 6% les « blancs et nuls » ne marqueront pas les médias.
L'efficacité c'est l'abstention...pour continuer la lutte demain pour l’instauration de la DÉMOCRATIE en France et en Europe.. !!!!!
Rédigé par : YVAN BACHAUD | 06/03/2010 à 10:25