"Il faudrait se demander à qui profite l'abstention"
REGIONALES - A midi, en Gironde, la préfecture annonce 16,42 % de participation aux régionales, contre 17,89 % pour le 1er tour du même scrutin en 2004. Les chiffres de la mi-journée sont donc moins bons, mais sans que l'écart ne soit abyssal et que l'on puisse en tirer de réelles conclusions. Au bureau des Menuts, dans le quartier Saint Michel, l'affluence augmente doucement au fil de la matinée. "Nous n'avons eu que dix personnes la première heure, depuis ça circule, je pensais même qu'il y aurait moins de monde", confie Julia, secrétaire de l'un des bureaux de vote.
Pas de fatalisme. Jean-Louis, qui se présente carte d'électeur bien en main juge même "fondamental" de passer aux urnes. "Je ne comprends pas du tout l'abstention. En dehors du devoir civique, les régionales sont un scrutin important au niveau local. C'est l'avenir des routes, du rail, des lycées... Ca a quand même du sens d'y prendre part".
Mais entre le marché, sous les halle des Capucins à deux pas, et la brocante qui fait son grand déballage trimestriel de l'autre côté de la place, les électeurs ne prennent pas tous le temps de faire un crochet par l'isoloir. Cathy Lafon, responsable au sein des Verts fait le tour des bureaux du cinquième canton d'un pas élastique. "A 11 heures la participation était partout entre 6 et 8%. J'ai l'impression que ça ne vote pas beaucoup, mais c'était attendu".
Frédéric, rentré du Puy-de-Dôme pour voter, conçoit tout à fait cette désaffection. "C'était évident pour moi, mais je comprends que pour beaucoup ce ne soit pas le cas. On a l'impression que la gauche et la droite sont deux grosses machines qui ont du mal à rallier idéologiquement. Ils ne parlent plus au gens. Ceux qui bossent 40 heures toute la semaine, le week-end ils ont envie de se regarder un peu le nombril, d'autant qu'ils ne croient plus que ça va changer quelque chose".
Il s'éloigne, puis il fait demi-tour, le doigt levé: "En fait, il faudrait aussi se demander à qui profite l'abstention. A un moment donné c'est aussi un jeu de ne pas mobiliser les gens".
Laure Espieu



pourquoi voter pour une polotique fondamentalement identique avec sarko qui fait du jospin et jospin qui a faut du balladur
et un ps qui n'a toujours pas analyser la defaite de jospin comme une sanction de sa politique
Rédigé par : orsoni | 14/03/2010 à 15:43
@orsoni:
la défaite de Jospin ne vient nullement de sa politique, très bonne car mesurée, mais juste du fractionnement des partis.
Je le sais, j'ai voté pour une de ces fractions, pensant que de toute façon, le PS serait au second tour.
Ben , Non ...:(
les responsables de la défaite de Jospin, ce sont les listes de gauche dissidentes. et cettainement pas la droite.
Regardez les chiffres.
Rédigé par : AVFF | 14/03/2010 à 19:46