Jean Lassalle, unique candidat Modem, se voit comme "une épopée pour tous nos amis de France"
Véritable phénomène à lui tout seul, le meneur de la liste MoDem, a terminé en troisième position avec 10,43% des voix, au premier tour. Bien loin des petits 4% que le parti affiche par ailleurs. Et pas question pour Jean Lassalle de se laisser emmener sur le terrain national. "Ca ne nous intéresse pas, affirme-t-il. On ne rentrera pas dans ce jeu là". Le candidat préfère surfer sur son image d'ovni de la politique, un peu berger, un peu précheur. Lui qui s'était fait connaître par sa grève de la faim, en 2006, à l'Assemblée Nationale, contre le départ d'une usine de sa vallée pyrénéenne, adore jouer les David contre Goliath, et faire vibrer chez son auditoire la corde affective. Volontiers lyrique, il n'hésite pas à qualifier ses électeurs de "héros", et proclame: "on devient une véritable épopée pour tous nos amis de France".
Pas facile de se faire une place, face aux deux poids lourds du second tour, Alain Rousset, le socialiste sortant archi-favori, et Xavier Darcos, ministre du gouvernement en mission. L'équipage Modem compte donc à fond sur l'effet d'entraînement de son leader atypique. Et y ajoute un zeste de méthode Coué. "Où vont aller les votes de ceux qui veulent une approche différente?" intererroge Jean Lassalle: "c'est sur nous". "Nous allons faire voter une partie importante de ceux qui se sont abstenus hier". "Ils ne vont pas tomber dans le panneau d'une élection déjà acquise, avec Rousset qui garde son fauteuil, et Darcos qui garde sa dignité de ministre pas trop largement défait". Et pour séduire les désabusés des isoloirs, le centriste compte sur sa verve et sa force de conviction, mais également sur quelques mesures phares de son programme: l'exposition universelle à Bordeaux en 2020, et les JO d'hiver dans les Pyrénées en 2022. Celui qui proclame comme slogan de campagne "Vous ne le savez pas encore, mais vous allez voter pour moi", a de toute façon déjà remporté son pari: jouer décaler pour se démarquer.
Laure Espieu



N'oublions pas que Jean Lassalle est TRES violemment anti-écologiste (pour lui,les assos de protection de la nature sont des maffias !) et qu'il est le fossoyeur de l'ours des Pyrénées grâce à sa pompe à fric clientéliste : l'IPHB. Les grandes lignes de cette triste histoire sont là :
www.iphb.org
Et puis... cule et chemise avec Bayrou, il a réussi à faire transformer la superbe vallée d'Aspe en un couloir à camion qui asphixie ses habitants, restant bien à l'abri dans son village à l'écart du traffic !
Contrairement aux apparences, Jean LASSALLE est un dinosaure politique, un homme du passé, un passé poussiéreux et responsable de l'état écologique de notre planète.
Même son soi-disant combat pour Toyal est loin d'être clair : il n'a JAMAIS été question de délocaliser toute l'usine mais seulement de construire une NOUVELLE EXTENSION à Lacq, tout en gardant 100% des emplois en vallée d'Aspe.
Ahh, si certains journalistes faisaient correctement leur métier...
Par contre, une chose est certaine, Lassalle est une bête de com' : il parveint à entuber tout le monde, Libé compris !
Rédigé par : Pyrène | 17/03/2010 à 14:58
Allez Jean, la Cote d'Or est avec toi
dominique g
Rédigé par : grimpret | 17/03/2010 à 15:07
+ 1000 avec Pyrène !
J'ajouterai que le Modem ne fonctionne que sur des personnalités, et non avec un projet.
Lassale-Bayrou, c'est du copinage, mais c'est zéro cohérence politique.
Rédigé par : wren | 17/03/2010 à 19:07
J'aime beaucoup Jean Lassalle. Il me redonne de l'espoir.
Je déplore que l'article de Libération soit orienté Alain Rousset. Venant de l'extrême-gauche, ce qui me plaît chez Jean Lassalle, c'est justement qu'il soit naturel. Jean Lassalle ne se force pas...
Rédigé par : Fan | 17/03/2010 à 21:09
Pyrène tu racontes n'importe quoi. Encore quelqu'un qui manifestement n'est pas de la région.
Rédigé par : Tutu | 17/03/2010 à 21:12
ET oui Pyrène Lassalle effectivement est un vieux grigou de la politique à l'ancienne, de clans et du passé productiviste qui se repeint en humaniste du terroir. Il a effectivement couvert toute les turpitudes autour de l'ours et du tunnel du somport.
Libération Bordeaux serait mieux inspiré à mener une enquête sérieuse (la rédaction parisienne doit bien avoir des dossiers...) avant de servir de relation presse à Lassale.
Cordialement
Rédigé par : dominique | 18/03/2010 à 00:13
il faut voter pour lui, rien que pour l'entendre chanter ses chansons qui font rire
Rédigé par : artica | 18/03/2010 à 09:33
Alors des montagnes comme toujours depuis que le monde est monde Zarathoustra escorté par les derniers hommes libres viendra annoncer aux hommes la fin des dogmes et des classes sociales antagonistes, pour permettre à chacun de se sentir à sa place en fonction de ses capacités personnelles et non celles de ses ancêtres.
Rédigé par : José Raymond | 18/03/2010 à 19:09
Sa grève de la faim a atteint son but, il faut le rappeler !
Jean Lassalle est un homme de conviction.
Rédigé par : c02 | 18/03/2010 à 22:46