Supporters mal aimés: les Ultra bordelais dénoncent des "mesures d'encadrement parfois inhumaines"
Etes-vous inquiets pour la sécurité du stade lors de cette rencontre ?
Cette idée de délocaliser la finale était un coup médiatique complètement ridicule et absurde. Ce n'est pas la guerre civile à Paris dès qu'il y a un match de foot. On ne peut pas nier qu'il y a de la violence, mais elle n'existe pas plus qu'avant ni qu'ailleurs en Europe. Il ne faut pas l'accepter, il s'est passé des choses graves il n'y a pas longtemps, mais je ne pense pas qu'il y aie réellement des gens qui aient pur d'aller au stade. L'importance que l'on donne à ces événements est exacerbée.
Vous semblez penser que la problématique est mal abordée pour éviter les débordements?
Nous les Ultras, nous souffrons d'un manque de reconnaissance. Nous sommes catégorisés comme des beauf ou des hooligans, ce qui est une pure discrimination. Il faut voir qu'à Bordeaux on nous demande de retirer nos chaussures pour entrer dans notre tribune. Les mesures d'encadrement des supporters sont parfois inhumaines, et on se sent plus mis en danger par les forces de sécurité que par les autres tribunes. C'est des coups de matraque, de la provocation, la police ne fait rien pour apaiser la situation. On condamne les interdictions de stade préventives pour les supporters considérés à risque, qui sont complètement arbitraires. Et on condamne la dissolution des associations, qui ne fait que créer des nébuleuses ingérables. Aujourd'hui ce sont eux qui sont devenus les plus dangereux.
Une action commune est envisagée avec les supporters marseillais pour faire valoir votre place et votre rôle?
Avec ce problème de répression, il est parfois devenu très compliqué de faire rentrer dans les tribunes des drapeaux, des banderoles, des tambours, bref, tout le matériel d'animation. Nous avons donc engagé un bras de fer avec la ligue pour montrer que les supporters ne sont pas respectés, qu'ils sont traités comme des parias, face à une organisation qui ne s'occupe que de profit, de télé, et qui a perdu le contact avec le sport et la passion. Du coup, on a fait plusieurs grèves de l'animation, avec pas un bruit dans les stades. Cette fois, pour la finale, on travaille à une action commune. On est en train d'étudier les diverses possibilités. On met de côté notre rivalité pour faire passer un message unique.
Recueilli par Laure Espieu



La photo est effrayante de bêtise et d'inconscience.
Je me demande d'ailleurs comment les forces de sécurité ont pu toléré un "drapeau" aussi grand dans les tribunes.
Tel qu'il est déployé, un petit feu de Bengale ou un briquet et ce sont des dizaines de brûlés, asphyxiés ou écrasés par la panique qui s'en suit...
Ce ne serait pas une grande perte, je constate que sous cette grande surface, il n'y a qu'un neurone. Et ça voudrait nous faire payer un grand stade uniquement pour flamber et y déployer leur grande connerie...
A chialer !
Rédigé par : Zinette | 08/03/2010 à 14:26
Ils ne sont peut-être moins con que tu ne le pense.
Peut-être connaissent-ils l'ignifugation, eux.
Rédigé par : Gégé | 12/03/2010 à 11:56