Alain Juppé "n'exclut pas" d'être candidat à la présidentielle
TOUJOURS PRÊT - Le maire UMP de Bordeaux, Alain Juppé, a annoncé hier sur BFM TV qu'il n'excluait pas de se présenter à des primaires pour la présidentielle de 2012 au cas où Nicolas Sarkozy ne se représenterait pas. "Comme l'a dit François Fillon, le candidat naturel de la majorité en 2012 c'est Nicolas Sarkozy", a-t-il déclaré. "S'il arrivait, pour des raisons qui lui appartiennent, qu'il ne soit pas à nouveau candidat, moi je pense qu'il faudra des primaires au sein de l'UMP", a ajouté l'ancien Premier ministre. "Je n'exclus pas à ce moment-là d'être candidat à la candidature".
L'ancien Premier ministre a souligné qu'il ne souhaitait pas entrer au gouvernement, rappelant au passage que le chef de l'Etat ne l'avait pas appelé pour lui proposer un portefeuille. "J'ai déjà dit que je souhaitais pour l'instant me consacrer à mes tâches bordelaises". Alain Juppé précise cependant que "toutes les compétences peuvent être utiles un jour". "Il peut se produire des circonstances dans lesquelles il faut s'y mettre tous, car cela ne va pas être facile en 2010 et 2011", a-t-il prévenu.
Il estime en outre que l'initiative de Dominique de Villepin de lancer un nouveau mouvement "n'est pas bonne" car "tout ce qui peut nous diviser et nous ramener en arrière ne va pas dans la bonne direction"."incontestablement un échec" pour la majorité, mais "cela ne permet de dire ce que sera 2012", notamment en raison de l'abstention. Il y a eu, selon lui, lors ce ce scrutin, "ce message: une certaine désaffection vis-à-vis de la majorité présidentielle et parlementaire au nom d'une injustice ressentie par les Français". En ce sens le maire de Bordeaux réitère la nécessité "de s'interroger sur la pérennité du bouclier fiscal (qu'il) faut adapter". "Dans cette situation de crise très profonde il faut que les très riches qui sont de plus en plus riches fassent un effort de solidarité", a-t-il lancé. Pour aller dans le sens de la justice, il a également souligné la nécessité de mesures en faveur des "chômeurs en fin de droit", de "logement pour les travailleurs pauvres" et s'intéresser à des catégories socio-professionnelles comme "les agriculteurs".
Alain Juppé réaffirme d'ailleurs que les élections régionales ont été Revenant sur la politique du chef de l'Etat, Alain Juppé précise qu'il "faut réformer" mais tout en donnant "du sens aux réformes" et ce sens, selon lui, est "double": "rendre la France plus performante et en même temps la France plus juste". Il juge qu'"il faut sur un certain nombre de réformes (NDLR: actuelles) se donner un peu de temps" comme "la réforme territoriale". Tout en se disant "très favorable à la création du conseiller territorial, une très bonne idée" il a réclamé "en revanche" "sur les compétences, les modes d'élections" "le temps de se concerter".
(AFP)

Si Juppé avait le courage il proposerait une primaire à l'UMP .
Mais à l'UMP c'est que des traitres de la tradition pétainiste, de valeureux guerriers du 6 juin 44 voire du 8 mai 45.
Rédigé par : zérozaza | 29/03/2010 à 17:49