Charente-Maritime: "les baies vitrées ont explosé et les vagues sont rentrées"
XYNTHIA - La semaine débute par un grand déblayage, pour Jeanne, 54 ans, en poste à La Rochelle, et dont le bureau a été littéralement dévasté. «Nous sommes en bord de mer, face à une digue, et c’est la Bérézina», raconte-t-elle, «je ne sais même pas comment on va faire. Les baies vitrées ont complètement explosé, les vagues sont rentrées, il y a dû y avoir un mètre d’eau à l’intérieur, on voit les traces, et tout est foutu. Les ordinateurs sont morts. Les cloisons ont été arrachées, les armoires ont été emportées et ont changé de bureau. C’est catastrophique, même les voitures ont été déplacées par l’eau».
Touchée au cœur de la nuit, la Charente-Maritime a subi la conjonction de vents violents, dépassant 130 km/h, et de marées particulièrement importantes, faisant céder les digues. «Certaines zones ont été submergées à des niveaux jamais connus», souligne Julien Charles, le secrétaire général de la préfecture. «L’île de Ré a été coupée en trois par la mer, les personnes sont montées sur les toits et ont dû être hélitreuillées, il a fallu faire face à des opérations de secours assez lourdes.». Six victimes, sont mortes noyées, et hier soir, une grand-mère et sa petite fille, étaient toujours portées disparues. A la mi-journée, la moitié du département était sans électricité, et les sapeurs pompiers ont reçu le renfort de 378 hommes arrivés en urgence. «Notre priorité, désormais, c’est de s’assurer que les personnes recueillies ne manquent de rien», poursuit-on à la préfecture. Une trentaine de centres d’hébergement ont été ouverts, en particulier sur le littoral, le plus gravement touché.
Jeanne, qui vit à Aytré, petite ville au bord de l’eau est justement venue hier matin proposer son aide dans la salle réquisitionnée par sa commune. «Les gens étaient sous les couvertures, assez choqués. Toutes les maisons du front de mer ont été inondées, et ceux qui vivent au camping à l’année ont aussi dû être évacués. C’est allé très vite, entre 2 et 4 heures du matin, en pleine nuit… Il y avait tellement d’eau». Elle décrit la violence des bourrasques, et les paquets de mer s’abattant sur les rues. «On est tous restés abasourdis. Maintenant les gens s’activent, il faut nettoyer».Laure Espieu
(Photo Reuters)



Il n'y a qu'un maire (à St Clément des baleines, île de Ré) qui se trouvait sur le front des intempéries pour alerter la population en pleine nuit.
Les autres Responsables (maires,sous-préfet, préfet, ...) ont dormi paisiblement au lieu de se soucier de leurs administrés!
Honte à vous, Gens insensés et Irresponsables!
Rédigé par : Forget | 04/03/2010 à 15:28