La gauche fait l’union en Aquitaine, et passe sur les dossiers épineux «vite évacués»
NEGOCIATIONS - Les discussions ont été longues, mais l’union est enfin scellée. Le Parti Socialiste, Europe Ecologie, et le Front de Gauche, sont parvenus à un accord cette nuit, vers 3 heures du matin. La liste rassemblée est sous les rotatives, la profession de foi est prête, et le premier meeting commun aura lieu ce soir au Palais des Congrès de Bordeaux. Europe Ecologie a obtenu dix sièges en position éligible, et le Front de Gauche six.
L’heure est donc aux congratulations. «C’est symboliquement une belle avancée, on acte qu’on peut travailler en partenariat et dans un respect mutuel», se félicite Marie Bové, qui a gagné sa place parmi l’équipe recomposée. «Ca va générer une nouvelle dynamique», espère la socialiste Isabelle Boudineau. «Il n’y a pas eu de tensions particulières, pas de point programmatique qui pose problème».
On aurait pourtant pu s’attendre à ce que la question de la future ligne à grande vitesse (LGV), sur laquelle écologistes et socialistes se sont affrontés durant toute la campagne provoque quelques frictions… Mais elle a été «très vite évacuée», aux dires d’Isabelle Boudineau. Les écologistes, qui ont surtout cherché à se singulariser par leur opposition farouche à ce dossier phare, notamment sur la construction du tronçon Bordeaux-Hendaye, jugé inutile et trop coûteux (600 millions d’euros), savaient depuis le début que le projet n’était pas négociable.
D’autant qu’hier, leur marge de manœuvre était assez restreinte. Avec moins de 10% des suffrages, et alors qu’Alain Rousset, le socialiste sortant, affiche sans eux quasiment le même score (37,63%) qu’en 2004 où ils étaient partis ensemble, la négociation était clairement à leur désavantage. «Vu sa victoire électorale, nous ne pouvions pas lui demande de renoncer, reconnaît Bernard Péré, porte-parole d’Europe Ecologie. Nous voulions voir ce qu’il était possible d’obtenir dans les modalités d’application».
Après avoir réclamé à cor et à cri, le retrait pur et simple du projet, Europe Ecologie conclue donc sa croisade contre la grande vitesse par la promesse d’une étude complémentaire «et indépendante», sur «la capacité des voies existantes et nouvelles». Un rétropédalage de raison : «en bon démocrates, on est bien obligés d'écouter ce que dit la sanction des urnes», justifie Bernard Péré.
L.E.



Comment des gens plutôt progressistes et tournés vers l'avenir (vers les entreprises aussi) peuvent-ils s'allier avec un mouvement dogmatique, sectaire (si si, un peu plus que les partis traditionnel) ? (Heureusement, M. Mamère n'en fait pas partie. De mont point de vue, il sera de la couleur qui convient pour être devant une caméra...).
S'il n'y avait pas eu d'alliance, j'aurais certainement voté pour M. ROUSSET. Pourtant, je suis plutôt de droite.
Rédigé par : GOGOHUNTER | 16/03/2010 à 19:13
NON, NON et NON à la LGV !
LGV = BALAFRE DE L'AQUITAINE
-Ligne au profit des PROMOTEURS IMMOBILIERS. Hélas, non, M. ROUSSET, Bouygues & Consorts ne vont pas créer 1 million d'emplois (dixit vous-même), juste de la sous-traitance avec du travail clandestin (cf le Queen Elisabeth).
-EFFET TUNNEL : un pont ou tunnel tous les 10 à 15 km pour passer de l'autre côté SANS POUVOIR Y ACCEDER directement (sauf depuis Agen, 1 à 2 fois par jour maximum).Cela pour permettre à quelques-uns d'aller directement de BORDEAUX à TOULOUSE devant le nez de ceux qui devront se suffire de TER en nombre insuffisants, ceux-là même qui PAIERONT cette ligne.
-Rentabilité ? Les lignes directes Bordeaux-toulouse en express ne l'étaient déjà pas...
La politique se fait sur le terrain.
Rédigé par : Un apache | 17/03/2010 à 15:12
Une étude indépendante de plus! Cela donnera du travail à des cabinets spécialisés. Au moins, tant qu'il y a du travail, il n'y a pas de chômage.
Mais surtout, les écologistes pouvaient bien signer un accord en retrait par rapport à leur position de refus, ils enverront, sur tout le trajet de la ligne des associations locales, bien entendu "indépendantes" défendre qui un insecte, qui une plante en déperdition, où je ne sais quoi d'autres! Avec les Basques espagnols qui plastiquent la ligne de l'autre côté de la frontière, c'est pas demain la veille que la LGV voir le jour!
Rédigé par : tramuge | 18/03/2010 à 11:41