Les vignerons indépendants profitent de l'essor des circuits courts
Une distribution en direct qui correspond à l'esprit du temps, et au goût de plus en plus prononcé des consommateurs pour les circuits courts. Outre le contact humain, et l'authenticité supposée du produit, moins aseptisé que dans les linéaires de grandes surfaces, l'acheteur a aussi le sentiment de mieux maîtriser l'origine de la bouteille. "Il y a une quête d'aller à la source, qui rassure le consommateur, poursuit Xavier de Volontat. Ce rapprochement entre le paysan et le dégustateur permet d'améliorer la traçabilité".
A Bordeaux, 15.000 visiteurs se sont rendus sur le salon en 2009. Les organisateurs en attendent au moins autant cette année. Un vrai succès dans une région viticole particulièrement chauvine de la réputation de ses propres vins. "Les lignes bougent, se félicite le président. Il y a beaucoup de mouvement, de nouveaux arrivants avec des horizons différents, qui entraînent les bordelais. Aujourd'hui, ils viennent de plus en plus nombreux". La preuve, le nombre d'exposants est déjà passé de 220 à 280. "Cela signifie qu'il y a un bon retour sur investissement pour les vignerons". Le salon bordelais est encore loin des 150.000 visiteurs accueillis fin novembre porte de Versailles. Mais quand on sait que la manifestation parisienne avait débuté en 1978 avec 30 producteurs rassemblés dans un hall d'hôtel, on comprend l'ambition qui règne pour la croissance des plus jeunes pousses.
Hall 1, vendredi et samedi de 10h à 20h, et dimanche de 10h0 18h.
Entrée 6 euros
Laure Espieu



Commentaires