Moins touchée, la Gironde se penche sur ses digues qui l'ont bien protégée
XYNTHIA - C'est la problématique majeure de l' après tempête, et en Gironde aussi, la réflexion sur les digues est engagée. La préfecture annonçait ainsi dès hier avoir débuté un état des lieux afin de recenser d’ici la fin de la semaine, celles qui ont été le plus fortement endommagées, et transmettre ainsi un dossier au gouvernement, pour accéder au "plan digue" annoncé par Nicolas Sarkozy, et prévu pour l'été 2010.
Car, si le littoral girondin se réveille avec un bilan nettement moins catastrophique que les autres départements plus au nord de la façade Atlantique, il enregistre tout de même d'importants dégâts matériels, et a également dû faire face à la montée des eaux. Plus de 200 maisons ont subi les inondations dans le Médoc, ainsi que sur la presqu'île d'Ambes. Et dimanche, les pompiers ont effectué plus de 500 sorties.
Mais selon une première évaluation établie aujourd'hui par le journal Sud Ouest, les digues ont plutôt bien résisté. Seules une dizaine d'entre elles auraient cédé, sur le bassin d'Arcachon et dans l'estuaire, sur les 409 kilomètres de remblais que compte le territoire. La préfecture rappelle ainsi qu'un premier travail d'évaluation avait permis le classement des ouvrages en quatre catégories, de A à D, en fonction de leur hauteur et de l’importance de la population à protéger. Et que sur cette base, des prescriptions très précises avaient été adressées aux propriétaires dès le mois de novembre 2009.
Un "référentiel inondations Gironde" (RIG) lancé en 2006 vise également à mettre au point un plan de gestion des zones inondables. A ce jour, aucun autre estuaire n'en est doté.
Laure Espieu



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