Des enfants de primaire agressent sexuellement un petit garçon
FAIT DIVERS - C'est un jeu particulièrement dérangeant auquel se sont livrés trois élèves de l'école Anatole France, dans le centre ville de Bordeaux le 3 avril dernier. Ce jour là, durant la pause déjeuner, le trio scolarisé en CE1 et âgé de six à sept ans et demi, intercepte un garçon plus jeune, inscrit en CP, et l'entraîne vers les toilettes. A l'abri des regards, l'aîné de la bande maintient alors sa victime, qui aurait été contrainte de pratiquer une fellation. Ce n'est qu'à son retour chez lui que l'enfant abusé a pu raconter l'événement. La famille s'est alors rendue au commissariat pour déposer plainte.
Agnes Auboin, la magistrate chargée de la communication, confirme cette version, tout en restant très prudente. "Il s'est effectivement passé quelque chose, à tout le moins des attouchements ont été imposés, mais leur nature exacte reste difficile à déterminer car les versions des enfants sont évolutives en fonction de leurs interlocuteurs, ce qui est fréquent à cet âge". Face cependant à l'évidence de l'agression, et à son caractère clairement sexuel, une mesure de réparation a été décidée par le parquet des mineurs, qui consiste en un travail éducatif mené conjointement avec les enfants mis en cause et leurs parents.
Des mesures de surveillance renforcée ont également été prises au sein de l'école. Les toilettes sont désormais fermés, les enfants doivent être accompagnés pour s'y rendre, et l'agresseur a été transféré dans un autre établissement, où le médecin scolaire est en charge de son dossier. Du côté de l'administration, on tente cependant de nuancer l'impact d'un tel épisode. "Ces pratiques entre enfants sont à replacer dans leur contexte et dans les curiosités qui peuvent être celles de leur âge", constate l'inspecteur d'académie. "Ce qui leur donne ici leur gravité c'est le problème de la contrainte, et donc de la violence".
Tout en soulignant le "traumatisme pour l'élève victime et sa famille", Brigitte Collet, adjointe chargée de l'enfance et pédiatre, insiste elle aussi sur le danger qu'il y aurait à "calquer notre sexualité d'adulte sur cet événement". Cependant, le touche-pipi semble cette fois être allé un peu loin. "Ils ont manifestement perdu les repères, ou alors n'en ont jamais eu", reconnaît l'élue. Une réunion d'information avec l'ensemble des parents a été programmée. Et un groupe de réflexion doit être mis en place avec l'inspection académique.
Laure Espieu


On peut penser qu'ils se sont documentés sur le web !
Rédigé par : zérozaza | 16/04/2010 à 11:27
Euh... on peut penser qu'ils se sont documentés dans leur famille ?
Rédigé par : Esmé | 16/04/2010 à 12:29
Zérozaza, on peut surtout penser que les parents n'ont pas appris à fermer la porte de leur chambre, à ne pas imposer leur vie sexuelle à leurs enfants, ne pas regarder discrètement leurs films X...
Un enfant de cet âge ne sait normalement pas que la fellatione existe, on est loin du touche-pipi entre enfants consentants. Triste, j'espère que les enfants concernés, victimes ou agresseurs, seront suivis comme ilsedoit.
Rédigé par : mbg | 16/04/2010 à 13:01
Bienvenus aux 3 futurs sérial killers
Rédigé par : robert | 16/04/2010 à 13:39
ce genre de choses arrivait aussi par intermittences autrefois (pas aussi souvent qu'on veut complaisamment le dire), car l'enfant disait Freud est un "pervers polymorphe" et peut (ce n'est pas forcé, mais çà arrive) ô horreur "jouer à touche-pipi" ou à l'"infirmiére", de façon généralement (mais pas toujours ) consensuelle. On dirait que notre époque pudibonde découvre la nature humaine.
Etaler ce type d'"incidents" banaux dans la presse est, je trouve, parfaitement malsain et voyeuriste ; à l'époque on se contentait de sermonner les petits et de les envoyer se coucher sans dessert, en général, vu la pudeur naturelle des enfants, ils avaient bien compris le message et attendaient ...les approches de l'adolescence pour recommencer à s'intéresser à ces choses!
notre époque malade et obsédée a perdu tout bon sens.
Rédigé par : tovaritch | 16/04/2010 à 15:55
Il y a effectivement quelques carences éducatives chez ces petits ... les mesures prises devraient permettre au moins d'en faire prendre conscience aux parents.
Par ailleurs, sans vouloir être désobligeant envers les journalistes, était-il indispensable de relayer ainsi cette "information" en prenant soin de nommer l'école où s'est déroulé ce triste fait divers ?
Il y a parfois de petites taches qui se révèlent tenaces et furieusement encombrantes. L'école, en général cette fois, est bien assez en peine sans que l'on pointe ainsi tel ou tel établissement pour une affaire qui aurait pu tout aussi bien se dérouler n'importe où dans Bordeaux et sa banlieue où dans nos chères campagnes.
Ces carences éducatives, tous les enseignants peuvent les constater, il n'y a qu'à les interroger.
Rédigé par : claude | 17/04/2010 à 09:17
Tovaritch, désolée, mais ça me paraît un minimum que les agresseurs soient changés d'école et pris en charge. Que ce genre de chose arrive plus ou moins fréquemment ne veut pas dire qu'il n'y a pas de problème.
Apprendre que la sexualité doit être entre adultes, consensuelle, ça me paraît structurant pour un enfant.
Le changement d'école peut l'aider à prendre un nouveau départ, tout en préservant la victime de le rencontrer et d'aller à l'école avec une boule au ventre.
Ce n'est pas parce que "autrefois, on faisait différemment" que c'était forcément bien. On ne parle pas de touche-pipi ou de jeux consensuels.
Autrefois, ce gamin n'aurait peut-être même pas osé en parler, c'était mieux ?
Rédigé par : mbg | 17/04/2010 à 13:40
En donnant une information, plus ou moins détaillée, le journaliste fait son travail. Si le journaliste n'avait pas donné le nom de l'école, on aurait certainement pensé que cela s'était passé dans un quartier de pauvres, Saint-Michel, Bacalan ou La Benauge. Ainsi, nous savons que cela s'est passé dans une école des beaux quartiers (St Bruno).
Ce que je trouve dommage dans cette histoire, c'est de ne pas se poser de questions sur la raison des agissements de ces enfants.
D'où vient ce comportement ? Est-ce la faute des parents ? De la télé ?
Un enfant n'est pas un monstre mais ne demande qu'à le devenir. A nous, adultes, de faire en sorte que cela n'arrive pas.
Rédigé par : Jean Luc | 18/04/2010 à 03:40
Pas du tout d'accord avec mbg.
je doute que le fait de surprendre ses parents en train de faire l'amour puisse produire cette violence, autrement il y aurait pas mal de détraqués sexuels dans la nature...
Ce qui fait froid dans le dos c'est l'agression sexuelle si elle est avérée. La précision me semble importante car si ça n'est pas le cas...RAS.
Rédigé par : storyteller | 19/04/2010 à 12:52
Non mais ça va pas, ces enfants-là ont renoncés à leur enfance! Ce n'est pas juste un suivi social qu'il leur faudrait, faut punir ceux qui les ont engendrés!
Ensuite ceux qui pensent que la presse ne devrait pas en parler, ignorent-ils que "c'est de la discussion que jaillit la lumière!"???
Non mais c'est tout simplement outrant, désorientant, inqualifiable, je pense à mon fils, et je me dis et si ce petit était introverti, et s'il n'avait rien dit, s'il s'était contenté de garder pour lui cette agression, cette humiliation, non mais ça a aucun sens,ils vont recommencer plus tard parce qu'ils ont pris plaisir à lui faire du mal et quand une personne fait délibérément du mal à une autre personne, elle mérite d'être punie! Parce que dès que l'enfant découvre que le feu brûle et que la pluie mouille, il sait déjà faire la différence entre ce qui est bien et ce qui est mal!
Rédigé par : ika | 20/04/2010 à 04:47
Faudrait aussi voir à ne pas projeter vos phantasmes sur ces enfants...
Ce n'est pas parce que vous fantasmez un viol qu'eux aussi.
Rédigé par : @Ika | 04/05/2010 à 11:03
ce que je ne comprend pas c'et que presque personne ici ne trouve ça vraiment scandaleux que des enfants de 7 ans fassent se genre de chose. mon fils a le même age et est en CE1 et dieu merci il est loin de même imaginer ce genre de chose, je pense que les 1ers responsables sont les parents qui soit non aucune retenu devant les enfants ou alors ne prennent pas toutes les mesures necessaire pour que leur enfants ne voient pas certaine choses, soit je m'en excuse d'avance mais cet enfants est lui même victime d'abus sexuel pour imaginer faire ça et la c'est encore pire.
Rédigé par : sarah | 05/05/2010 à 23:56
bonjour,
Ce que je trouve très triste dans cette affaire , c'est que l'Éducation Nationale et la mairie de Bordeaux étaient depuis mars 2009 et de manières récurrentes interpellés par les représentants de parents d'élevés de violences à caractères sexuel durant les cours de récréations. ( compte rendu des conseils d'école : " des enfants s'enferment à plusieurs dans les toilettes " ) Aucunes mesures adéquates n'ont apparemment été prises, puisque de tels actes se sont passés .
Rédigé par : Anonyme | 06/05/2010 à 10:01