Des hydroliennes sur la Garonne: un projet novateur pour éclairer Bordeaux
En effet, la filière hydrolienne est aujourd'hui en pleine émergence mais la France accuse déjà un certain retard par rapport à la concurrence internationale, affirme-t-il. "L'enjeu écologique est évident: où trouverons-nous les 23% d’énergies renouvelables que nous nous sommes engagés à produire d’ici 2020 si nous ne jouons pas sur toute la gamme (y compris l’énergie des courants et des marées qui peut mettre en mouvement des turbines hydroliennes)?", soulignait récemment sur son blog Alain Juppé, le maire UMP de Bordeaux.
"Nous nous sommes intéressés au potentiel de la Garonne à Bordeaux qui est très important grâce au pont de Pierre", estime Marc Lafosse, ancien champion de France de natation qui connaît très bien ce fleuve pour organiser chaque année sa traversée à la nage. "La diminution de la largeur du fleuve, induite par les quinze piles du pont de Pierre, engendre un effet entonnoir où le courant de la Garonne s'accélère, passant de 2 à 3,5 m/s", selon lui. A terme, il estime qu'équiper dix des quinze arches de cet ouvrage du XIXe siècle permettrait de produire 5 gigawatts/heure annuel soit l'équivalent d'environ 20% des besoins de l'éclairage public de la ville.Cet océanographe, qui travaille de concert avec son collègue Jérôme Cougoul, ne tarit pas d'éloges sur les avantages de l'énergie hydrolienne. "Elle est inépuisable et prédictible, la marée étant connue cent ans à l'avance. De plus, les hydroliennes ne se voient absolument pas car elles sont sous l'eau" contrairement aux éoliennes souvent pointées du doigt pour leur impact paysager, explique M. Cougoul.
Par ailleurs, le raccordement au réseau électrique, qui passe sur les quais de la Garonne à quelques mètres du pont de Pierre, ne nécessitera pas de nombreux kilomètres de câblage, un atout lorsqu'on sait que le km de câblage offshore s'élève à environ 500.000 euros. L'objectif de ce site d'essais est également de comprendre et d'étudier les réactions de l'environnement marin face à ces hydroliennes, "les pâles tournent lentement, limitant les impacts faunistiques notamment", estime l'océanographe.En raison du manque de recul concernant l'énergie hydrolienne, le projet porté par le bureau d'études "énergie de la lune" est d'installer d'ici 2011 un site d'essais, comprenant deux plateformes sous-marines fixées sur le fond de la Garonne afin d'y accueillir deux hydroliennes en permanence. Chaque démonstrateur permettra d'effectuer des essais de moyenne à longue durée (6 mois à 2 ans) et "les réponses obtenues permettront de lancer l'industrialisation de la filière", affirme M. Lafosse, qui espère que son projet sera retenu comme site expérimental national.
(AFP)

Vont finir par les mettre dans la Garonne ces éoliennes!
Se retrouveront transformer en turbine !
Rédigé par : zérozaza | 12/05/2010 à 10:13
Pourquoi pas des hydroliennes! L'urgence est de développer des projets même s'il n'est pas certain que cela soit très rentable. La ville de Laval a installé de petites éoliennes en bord de rivière et cela permet d'assurer les illuminations de noel. Pourquoi pas à Bordeaux ? Petits et grands projets peuvent cohabiter... Le problème est la recherche en permanence du profit et l'absence d'une véritable ambition de nos gouvernants sous influence des lobbystes, notamment ceux du nucléaire...
Rédigé par : nadine carré-tea | 13/05/2010 à 16:50
Utiliser un éclairage public modéré et ciblé, respectueux du ciel et de la faune nocturne, est une question cruciale…
Rédigé par : ANPCEN | 14/05/2010 à 11:56