Africa France Business: "notre objectif est de faire tomber les dernières barrières très subjectives"
COMMERCE - Dans la foulée du Sommet Afrique-France de Nice, la 2ème édition de la convention d’affaires Africa France Business Meetings a lieu à Bordeaux aujourd'hui et demain. Le but de cette rencontre qui rassemble 26 pays, est de prolonger les discussions autour du volet économique en facilitant la rencontre entre dirigeants d’entreprises africaines et françaises. Gérard Parfait, fondateur du club des affaires franco-africain à CCI, et organisateur de la rencontre, fait le point sur les perspectives de ces nouveaux marchés.
Quels sont actuellement les secteurs privilégiés pour les échanges commerciaux avec l'Afrique?
Actuellement, les principaux besoins en Afrique se font sur les biens d'équipement, c'est-à-dire le matériel d'irrigation, les machines outils, les matériaux de construction. Mais aussi bien sûr le vin, en plein essor avec l'évolution du niveau de vie, et l'agro-industrie, qui sont pour nous de gros secteurs d'exportations.
Y a-t-il également de nouveaux marchés à conquérir?
On peut parler des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC). On peut aussi parler des besoins en formation, du développement du tourisme. Il est aujourd'hui certain que l'Afrique a besoin de beaucoup de choses et que nous nous devons de répondre à ces besoins. Ca couvre largement le secteur de la santé, la fourniture de matériel médical et de médicaments génériques.
Quelles sont les perspectives de développement du commerce dans cette partie du monde?
Le continent offre 5% de croissance par an. Mais la crise est passée dans un certain nombre de pays, et les échanges n'ont cru autant qu'ils auraient pu. Ils sont actuellement stables, et cette rencontre existe justement pour les relancer. Les perspectives à court terme sont très bonnes.
L' Afrique est-elle désormais sortie des relations unilatérales d'exploitation de ses ressources?
Nous constatons depuis déjà plusieurs années que les relations économiques ont pris un tour nouveau. Aujourd'hui, le marché est extrêmement concurrentiel, ce n'est plus du tout un marché protégé. On a en face de nous l'Inde, la Chine, le Brésil. On est entrés dans une nouvelle ère, avec comme interlocuteurs des chefs d'entreprises conscients de leur potentiel, et de plus en plus exigeants sur la qualité des services et des produits.
La sécurité est-elle assurée pour les entreprises qui souhaiteraient engager des partenariats sur le continent?
Concernant la sécurité des affaires et de l'environnement économique, il y a une réelle volonté de la plupart des gouvernements africains de mettre en place un système qui garantira la pérennité des entreprises. Ces progrès se font à petits pas. Pour ce qui est de la sécurité des hommes et des biens, dans la grande majorité des cas elle est assurée. Nous luttons contre des préjugés persistants et défavorables, car je suis absolument convaincu que de tels échanges sont très fructueux pour les PME / PMI, et notre objectif est de faire tomber ces dernières barrières très subjectives.
Recueilli par Laure Espieu


on connaissait "ils ont pas de pain donnez leurs de la brioche"....
maintenant c'est " y a pas d'eau donnez leurs du vin".....
mais que fait la police........
Rédigé par : malick laye | 03/06/2010 à 14:01
et la présence d'associations, de collectifs et d'individu.es venues dénoncer la Françafrique (FRANCE A FRIC) au moment du discours de Juppé : c'est pas mentionné dans votre article ?
Dommage... C'est AUSSI pour des faits qui méritent d'être relayés, non ?
Rédigé par : M. | 08/06/2010 à 19:44