Prostitution: une association bordelaise dénonce le désengagement de l'Etat
SOLIDARITÉ - L'association bordelaise IPPO, pilote dans l'accès aux droits des prostituées, pointe du doigt "le désengagement de l'Etat de la lutte contre la traite des êtres humains (TEH)". Créée en 2001 et soutenue par l'Etat depuis 2003, la structure affirme avoir perdu "sans explication tous (ses) financements d'Etat", autour de 110.000 euros, soit la moitié de son budget annuel de fonctionnement, précise la trésorière d'IPPO (Information prévention proximité orientation), Maryse Tourne.
Onze personnes (médecin, juriste, assistantes sociales, psychologue et socio-esthéticienne) travaillent pour cette association, qui propose une écoute à ces jeunes femmes et permet leur accès aux soins et aux droits fondamentaux. Depuis 2005, elle a également permis "à plus d'une quarantaine d'anciennes prostituées étrangères en situation irrégulière d'obtenir des papiers", a indiqué la juriste d'IPPO.
"La plupart de ces jeunes femmes, qui à 90 % viennent d'Afrique sub-saharienne et d'Europe de l'Est, obtiennent des titres de séjours sur la base des textes contre la TEH et de la loi pour la sécurité intérieure de 2003 (qui permet aux prostituées qui livrent leur souteneur d'avoir des papiers)", a précisé la juriste qui souhaite conserver l'anonymat.
"Nous avons une expérience unique dans le domaine de la lutte contre la TEH, et alors que la France signe des conventions internationales, les moyens sont supprimés pour les acteurs de proximité", a tonné la directrice de l'association Anne-Marie Pichon, qui affirme que "l'association ne pourra pas survivre plus de trois mois si l'Etat ne revient pas sur sa décision".Selon IPPO, plus de 600 prostituées ont été dénombrées en 2009 sur les trottoirs bordelais.
(AFP)

L'état n'était il pas le premier a vouloir ré-ouvrir les maisons closes?
Sans protection et avec désengagement, vous vous dirigez dans cette voie, car aujourd'hui la monétarisation par temps de crise amène a des stratégies qui semblent tout a fait clair dans leurs objectifs.
Plus de précarité, plus de femmes jeunes et en nombre pour ceux qui disposent des moyens.
N'est il pas vrai?
Rédigé par : LOL | 25/06/2010 à 13:45
"Ça se dispute dans les couloirs de l'Elysée!"
Rédigé par : zérozaza | 25/06/2010 à 16:20
Ce qui est vrai est que je voudrais que l'on fasse autre chose de mes impôts. Et d'ailleurs, je voudrais qu'on les réduise et la suppression de ce type de financements ceci est une goutte d'eau mais un bon début.
Plus de précarité, devrait conduire, au prix certes d'un peu de réflexion, à faire moins d'enfants et donc à raréfier le nombre de femmes jeunes et en nombre pour ceux qui disposent des moyens.
Éduquons l'Afrique à la maîtrise de la natalité, cela résoudra en grande partie le problème de la pauvreté et donc de la prostitution d'origine africaine et c'est un français d'origine africaine qui écrit. On a l'impression que l'Etat s'obstine, avec notre argent, à vouloir vider une baignoire qui se remplit en même temps et par ailleurs cesser de signer des conventions internationales idiotes.
Rédigé par : Ben | 25/06/2010 à 19:42
Ben, les prostituées qui livrent leur souteneur aide la société à se débarrasser des proxénètes et donc cela fait moins de prostituées ! En attendant que le monde se porte mieux, que fait-on de ces jeunes femmes ?
Quant à l'État qui supprime la totalité de ses subventions, je ne suis même pas étonné. Nous sommes au tout début de la grande casse sociale.
Rédigé par : Désolé | 28/06/2010 à 16:20
Le désengagement de l'Etat est un retrait "ante portem" ...
Rédigé par : philippe labarrère | 04/07/2010 à 14:43