Sarkozy lance un appel à l'union sur les terres de Bayrou
L’inauguration a beau être de taille, la plus importante usine de France agrandie cette année, le rendez-vous est manifestement ailleurs. En venant hier couper le cordon des nouveaux locaux de Turbomeca, leader mondial en moteurs d’hélicoptères, Nicolas Sarkozy se rend surtout sur les terres de François Bayrou, à Bordes (Pyrénées-Atlantiques), dans la circonscription du leader du Modem. Et le chef de l’Etat ne s’est pas privé de saisir l’occasion pour manifester publiquement son appel au rapprochement. Sans le nommer, c’est bien à lui qu’il s’adressait en lançant à la tribune : « la France a besoin que nous nous parlions et que nous nous comprenions », face au centriste assis au premier rang. (Lire la suite)
François Bayrou peut toujours démentir le rapprochement qualifié de « fantasme ». Après ses deux rendez-vous discrets à l’Elysée de ces dernières semaines, savamment dévoilés, les déclarations de Sarkozy le mettent de fait en position de collaborateur éclairé. Et le président de la République en rajoute une couche, appelant sans vergogne à « faire ce qu’il y a de plus difficile : nous parler, nous comprendre, nous écouter, nous amener à faire un bout de chemin ensemble, sans que chacun renonce à ses convictions et à son identité ».
Remis en selle, le chef de file du Modem, très en retrait depuis sa défaite aux régionales, a beau jeu de jurer ses grands dieux qu’il compte « ne rien céder », et sait rester à la fois « intransigeant et constructif ». Il ne fait pourtant pas non plus barrage aux propositions de service : « Soyons assez souples pour au moins échanger des idées », plaide-t-il. Mais point de politique derrière tout ça, bien sûr, juste la nécessaire implication pour « aider la France à passer un cap ». « J’assume mes responsabilités, clame Bayrou, je suis donc prêt à réfléchir et à dialoguer avec tous les acteurs ».
Reste que quand un journaliste évoque finement de possibles « manœuvres » élyséennes, le centriste hoche la tête : « et bien oui, il m’arrive d’en voir, admet-il, je ne suis pas tout à fait tombé de la dernière pluie. Je perçois ce que l’on veut insinuer dans les esprits ». Mais marginalisé comme il l’est, le Béarnais n’a sans doute plus vraiment le choix. Pour faire bonne mesure et maintenir sa position de contre poids face au pouvoir en place, il s’applique à évoquer la réforme des retraites et son implication dans les négociations : « J’ai obtenu satisfaction sur certains points, sur d’autres non… Il reste beaucoup à faire ». Mais quelle que soit la manière, Bayrou a donc décidé d’ « apporter sa pierre ». ce qui vaut sans doute mieux que de rester au bord du chemin.
Laure Espieu, envoyée spéciale à Bordes
(Photos Reuters)


Quelle meilleure preuve que Zébulon Ier commence à baliser pour cette élection en 2012. Le voilà obligé d'aller courtiser son opposant d'hier pour être sûr de ratisser large au 1er tour...
Pourvu que la gauche comprenne le message et choisisse le bon candidat.
Rédigé par : Zébulon II | 22/06/2010 à 16:59
Carton orange : Eric est sur le banc de touche. SARKOZIOU, c'est l'union pour défendre WOERTH ?
Rédigé par : Pell | 22/06/2010 à 17:17
Eh bien, pour moi, l'avanture Bayrou est terminée. Il est clair, quelque soit les dénégations, que Bayrou penche désormais clairement vers Sarkozy. Il fera entendre sa petite musique mais plus personne ne sera dupe. Je dois dire que Sarkozy a trés bien joué et que désormais Bayrou est compromis quoiqu'il en dise.Dommage.
Rédigé par : Jean Pierre Ryf | 22/06/2010 à 17:19
Il n'y a pas de grands dans cette usine ?
Rédigé par : brodway | 22/06/2010 à 17:19
Je doute que Bayrou, homme lettré, ait dit "Et oui". Il s'agirait plutôt de "Eh oui"...
Rédigé par : Gaps | 22/06/2010 à 17:31
François Bayrou,
j'espère vivement que TU n'en feras rien :
c'est perdant perdant!
Toi, ce seraient tes derniers fidèles que tu perdrais, et aucune chance de mieux faire en 2012.
Rédigé par : Hirmente | 22/06/2010 à 17:31
La France n'est pas la droite.
« la France a besoin que nous nous parlions et que nous nous comprenions »
M. Sarkozy se montre particulièrement partisan et se comporte en chef de clan.
C'est indigne de la fonction de chef de l'État, en France.
Le risque pour chacun de nous est de s'y habituer tellement cette insulte à la démocratie est devenue fréquente.
Rédigé par : paysan | 22/06/2010 à 17:38
BAS LES MASQUES
Voilà enfin Bayrou se dévoile tel qu'il est : un homme de droite qui veut prendre dans ses filets les ni droite ni gauche.
Maintenant ils pourront choisir sans se tromper. Bayrou, Sarko sont les mêmes serviteurs de la finance et des multinationales. Le peuple doit se conformer à leurs idées élitistes, le reste est politicien.
Rédigé par : peyo | 22/06/2010 à 18:02
Blablabla...
Rédigé par : Pikesse | 22/06/2010 à 18:06
Décidément les journalistes veulent à tout prix servir Nicolas Sarkozy. Il est vrai qu'à Libération on a déjà colporter une nouvelle démentie par les faits, par de nombreuses déclarations. Cela ne suffit pas à la journaliste de cet article qui poursuit la doxa de ce monde clos : Bayrou éreinté par les élections se rapproche de Sarkozy et ne peut faire autrement.
Cette analyse que tous les faits démontent reste ancrée dans leur cerveaux bipolaires.
Depuis 1999 Bayrou trace sa route d'indépendance. Depuis 2007 il répète les deux mêmes slogans :
- gouverner tant avec la gauche modéré que la droite républicaine (donc tien de nouveau à cela)
- dire oui quand cela va dans le bon sens et non quand cela ne va pas dans le bon sens.
Qu'est-ce qui a changé à cela ? Rien. Bayrou a déjà voté quand il était d'accord par exemple le plan pour a Grèce.
Les journalistes inversent la réalité : ce n'est pas Bayrou qui se rapproche de Sarkozy c'est Sarkozy qui essaye de capter les voix de Bayrou s'étant rendu compte que 1 il n'était pas mort, sinon à quoi bon venir le chercher, et 2- que les supplétifs pseudo-centristes ne lui ont rien rapporté.
Bayrou a beau dire et répété qu'il n'a pas changé, que ce qu'il a écrit dans son livre reste vrai et qu'on veut l'instrumentaliser, les journalistes se refusent à le reconnaître alors que Sarkozy met son nez partout (Le Monde par exemple) et qu'il a une équipe qui fait des story telling développe des éléments de langage, la presse reste aveugle à cette possibilité.
Cette presse aveuglée se sert d'un événement qui n'est ni organisé par Bayrou et qui ne correspond à aucune chronologie politique : l'inauguration d'une nouvelle usine du leader mondial des moteurs d'hélicoptère pour justifier sa thèse. La presse est tout simplement incapable de voir un fait économique et indépendant de Bayrou. Elle refuse de voir que Bayrou qui n'a eu de cesse de parler de cette usine à presque chaque discours, ne peut pas ne pas être présent d'autant que c'est dans sa circonscription. Tous les maires de grades viles, d'opposition également, sont présents lors de la venue du Président de la République par simple respect au statut du chef de l'Etat. Ce qui donc n'est qu'une bienséance et une coutume républicaines est transformé en rapprochement de Bayrou vers Sarkozy? Cette manœuvre que le premier imbécile venu voit, n'en bouge pas une chez les journalistes trop heureux de réduire le onde politique à leur vue étroite de l'UMPS.
Sarkozy lors de cette visite ne rencontre pas Bayrou en privé, mais seulement en public et fait des mamours afin que la presse au cerveau quelque peu paralysé transforme en ralliement de Bayrou.
La simple courtoisie, le fait de dire qu'il n'est pas en guerre contre Sarkozy, ce qu'il a écrit dans son livre mais qu'à l'époque la presse ne lisait même pas voulant, à cette même époque, faire de lui un anti-sarkozyste primaire, devient visible et un argument suprême pour prouver le bienfondé de leur absurde et imbécile hypothèse.
Mais à Libération, en particulier, il faut absoudre cette brève démentie du fameux recentrage de Bayrou. La lettre aux militants, les positions depuis plus d 10 ans, les propos du même Bayrou rien n'y fait. la presse veut que cela soit comme cela alors cela le sera, jusqu'au jour où elle dira que comme ce rapprochement n'a pas marché il retourne à son anti-sarkozysme primaire et ne se remettra jamais en question s'étant trompée trois fois de suite, volontairement ou non, là est la question.
Que Bayrou soit constructif lui est renvoyé comme un ralliement, quand la presse découvre ce qu'elle lui reprochait et qui était faux, il n'est qu'un opposant total, au lieu de le féliciter trouve que c'est une manœuvre, incapable qu'elle est de suivre le travail législatif de Bayrou et d'y voir, preuves à l'appui, que cette attitude est constante. Elle est incapable de sortir de sa doxa limitée. Soi la presse faisait son travail elle verrait que les propositions que fait Bayrou sont celles du Modem et sont celles qu'il a afites déjà en 2007 et 2002. Qu'il soit content que ce qu'il propose soit en partie repris prouve qu'il a raison, du reste comme dans beaucoup d'autres domaines, les faits lui donnent aujourd'hui raison. Cette même presse sur ajoute à cet accord de fond et réduit au maximum quand il oppose à ces propositions de retraites des arguments forts, inébranlables et profonds comme quand il dit que cette manière de faire est injuste, qu'elle ne résout pas les déficits ni à long terme ni à court terme et que le report de l'âge de 65 ans à 67 ans est un casus belli. On voit qu'il y a plus de critiques que d'aval, mais la presse n'en retient que ce qu'elle veut pour complaire à son idéologie et à ses théories immuables et fausses.
Si les journalistes devaient publier dans des revues scientifiques, leurs textes seraient immanquablement rejetés tant ils manquent de rigueur, de rapporta avec la vérité, d'analyse objective, de concordance avec les faits. Les journalistes prennent leur théories pour des vérités, sans la confronter à l'expérimentation, l'analyse de toutes les données et non les données de leur cercle restreint qui pense la même chose.
Rédigé par : Imhotep | 22/06/2010 à 19:32
Avec DSK en rival pour les présidentielles, Sarko a intérêt à se mettre Bayrou dans la poche. Il n'y a pas à chercher plus loin. Hélas !
Rédigé par : Kaplan | 22/06/2010 à 20:24
Tout ce qui a intéressé la journaliste, c'est la "rencontre" de MM. Sarkozy et Bayrou. Pourquoi rendre compte aussi longuement de cette pitoybale comédie, mystère...
Et la nouvelle usine, seul exemple de développement industriel ambitieux dans une région qui en a bien besoin ? Les 2500 personnes qui travaillent sur le site ? L'une des rares entreprises françaises leader sur le marché mondial, dans un domaine de haute technologie ? Aucun intérêt, rien, pas un mot.
Même chose au JT de France 2 : 10 secondes d'images, PAS UNE IMAGE de l'usine, uniquement les politiques.
Et alors ?
Alors je n'achèterai pas Libé demain, tant pis pour vous, tant pis pour nous. La presse est en train de crever de sa servilité à l'égard de la politique-spectacle, du sport-spectacle, de la tragédie-spectacle. Et ce n'est pas l'iPad qui la sauvera de cette vacuité.
Rédigé par : Dominique (Pau, Pyrénées-Atlantiques) | 22/06/2010 à 20:51
Bayrou,
premier ministre en cas de victoire de Sarkozy en 2012 ?
Rédigé par : paleo | 22/06/2010 à 21:55