Primeurs bordelais : les vins bio entrent dans la cour des grands
MISE AU POINT - "Il va bien falloir, pourtant, changer nos comportements", écrit ce matin le maire de Bordeaux sur son blog. "Si la vertu ne suffit pas, il faut utiliser l’arme fiscale", rappelle-t-il. "C’est la raison d’être de la taxe carbone, aujourd’hui victime de l’éco-scepticisme ambiant depuis l’échec de Copenhague". L'ancien premier ministre, et éphémère ministre du Développement durable, appelle à garder le cap. "Qu’il faille remettre à plat un projet incompris, on peut l’admettre. Qu’il faille, parallèlement, mener le dur et long combat de la taxe carbone européenne, j’en suis d’accord. Mais la France ne doit pas renoncer".
L.E.
TURBULENCES - "Les vents mauvais du doute se sont levés sur le développement durable", estime Alain Juppé, dans un billet publié sur son blog dimanche, au lendemain de la visite de Nicolas Sarkozy au Salon de l'agriculture. "Les climato-sceptiques, comme on dit, se déchaînent", pointe le maire de Bordeaux et éphémère ministre du développement durable, qui dit lire "avec un peu d’amusement, les déclarations fracassantes de Claude Allègre". "Même si la climatologie est une science jeune, le consensus scientifique reste solide, affirme-t-il: les changements climatiques, dans lesquels l’activité humaine a une part de responsabilité (...) menacent, de multiples manières, nos conditions de vie".
GRAND ANGLE - Dans les Pyrénées, Total expérimente le captage et le stockage du CO2 sous terre. Un test grandeur nature destiné à diminuer les émissions de gaz à effet de serre.
Les Pyrénées barrent le paysage vallonné où maisons cossues et fermes viticoles se succèdent. Au premier plan, un arpent de vignoble du jurançon, fameux pour avoir humecté les lèvres d’un bébé royal, le futur Henri IV. Bucolique, aurait dit Virgile. Sauf cette plateforme de quelques centaines de mètres carrés, sur laquelle rampent des tuyaux fraîchement peints en vert, bardés de capteurs de pression, avec tout ce qu’il faut de manomètres, vannes et autres dispositifs pour que l’on identifie l’acteur du lieu : le gaz.
NUISIBLE - Le frelon asiatique est en train de devenir l'ennemi public numéro un des apiculteurs qui se sentent "abandonnés" et réclament l'aide des pouvoirs publics pour lutter contre ce prédateur des abeilles. Vespa velutina, de son nom scientifique, a été identifié pour la première fois fin 2005 dans le Lot-et-Garonne, et progresse désormais de 100 km par an. "Il suffit d'un seul nid de frelons pour détruire cinq ruches", assure Richard Legrand, apiculteur de Bergerac en Dordogne, et expert à l'UNAF (l'Union nationale des apiculteurs français). "Sur dix de mes ruches en 2007, huit n'ont pas passé l'hiver et deux autres ont tout juste survécu, parce que l'hiver était court: pendant trois semaines, toutes les abeilles qui arrivaient à sortir étaient mangées". Technique particulière du frelon en recherche de protéines (dont les abeilles fournissent environ un tiers): camper en vol stationnaire au-dessus des ruches et fondre sur leurs proies dès qu'elles se montrent. "A ce rythme, c'est une abeille qui disparaît toutes les 20 secondes. Et quand la colonie est épuisée, c'est le pillage", ajoute M. Legrand.
Après Rennes, Paris, Marseille, Lyon et plusieurs autres villes françaises, c'est au tour de Bordeaux de s'équiper des vélos en libre service. A partir du 20 février, 1545 vélos seront disponibles aux quatre coins de la Communauté urbaine de Bordeaux (Cub). D'où leur nom: les Vcub.
Les 1545 vélos, disponibles jour et nuit, seront accessibles aux usagers dans 139 stations avec une carte bancaire ou une carte d’abonnement au réseau de transport et bus de la CUB (TBC).
EMPLOI - C'est la conclusion de l'observatoire de l'investissement, qui, dans son rapport annuel, classe l'Aquitaine "première région de France pour le nombre d'emplois verts créés en 2009". Mille emplois auraient ainsi vu le jour dans le domaine du développement durable l'an dernier. Et les projets touchent autant les transports, que l'énergie, ou la construction. Dans un communiqué, la Région se félicite d'être actuellement "leader en matière technologique et industrielle pour le développement des énergies renouvelables". Un développement tourné vers l'avenir, puisque "d'ores et déjà, ces projets vont créer en Aquitaine plus de 1800 emplois directs à un horizon de 18 mois", affirme le même communiqué.
L.E.